Le professeur Pierre J. Talbot dans son laboratoire du Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’INRS. Crédit : Christian Fleury.
Figure 1
Représentation schématique du génome et de la capside des entérovirus. Les entérovirus (EV) sont des petits virus (25 à 30 nm de diamètre) non enveloppés appartenant à la famille des Picornaviridae. A) La capside de symétrie icosaédrique est formée d’un arrangement de 60 capsomères comprenant chacun quatre protéines structurales (VP1, VP2, VP3 et VP4). Selon les données de diffraction des rayons X réalisée sur des particules virales congelées à -196 °C, la protéine VP4 est localisée à l’intérieur de la capside. B) Le génome des EV est un ARN simple brin positif (7400 bases environ) comportant un grand cadre de lecture (ORF) flanqué d’une région non codante (NC) à chaque extrémité. Un cadre de lecture plus court (ORF2) a été récemment identifié en amont de l’ORF. La région 5′-NC est liée de façon covalente à une protéine appelée VPg de 22 à 24 acides aminés et la région 3’-NC est terminée par une queue poly(A). L’ORF code pour une polyprotéine qui donne après clivage les 4 protéines structurales VP1-VP4 de la
Figure 2
Entérovirus : Transmission, dissémination et pathologies associées. Les entérovirus se transmettent principalement par la voie féco-orale. Une transmission respiratoire ou verticale peut également se produire. Ils se répliquent dans la muqueuse intestinale ou les voies respiratoires supérieures et atteignent des organes cibles par le système lymphatique et la circulation sanguine. Les infections à entérovirus sont généralement asymptomatiques, mais elles peuvent être responsables de symptômes bénins ou de pathologies aiguës et chroniques plus sévères.
Figure 3
Pathogenèse virale du diabète de type 1 : infection à coxsackievirus B des intestins, du thymus et du pancréas. Après une réplication primaire dans l’épithélium gastro-intestinal et/ou respiratoire, les coxsackievirus B (CVB) atteignent le pancréas et le thymus par le système lymphatique et la circulation sanguine. Les CVB peuvent infecter les cellules β et persister sous forme d’ARN viral double brin qui active un récepteur intra-cytoplasmique, MAD5. Il en résulte une régulation positive de l’expression d’IFNs de type 1, notamment d’IFN-α, capable d’induire une expression accrue des antigènes HLA de classe 1 à la surface des cellules β infectées et des cellules voisines dont la conséquence est la présentation des autoantigènes des cellules β et des antigènes viraux. L’IFN-α ainsi que les cytokines pro-inflammatoires produites provoquent également une inhibition de PCSK2 (enzyme impliquée dans la maturation de la pro-insuline en insuline), une altération de la sécrétion d’insuline, une apoptose des cellules β
Figure 4
Pathogenèse virale du diabète de type 1 : infection à coxsackievirus B dépendante d’anticorps, rétrovirus humains endogènes et pancréas. L’infection des monocytes et des macrophages par les coxsackievirus B (CVB) peut être facilitée par des anticorps ce qui entraîne la production d’IFN-α et de cytokines pro-inflammatoires capables d’activer des lymphocytes autoréactifs. Les monocytes et les macrophages infectés par le CVB4 peuvent participer à la propagation du virus aux cellules pancréatiques. De plus, le CVB4 active dans les macrophages et les cellules canalaires pancréatiques l’expression d’HERV-W Env qui a des effets délétères sur les cellules β. Le CVB4 persiste dans les cellules canalaires pancréatiques et peut se propager aux cellules β à partir de ces sites. L’infection par le CVB4 des cellules canalaires pancréatiques, altère leur différenciation en cellules productrices d’insuline.
Figure 1
Les différents groupes et structures des alcaloïdes d’Amaryllidaceae. A) Les neuf groupes d’alcaloïdes d’Amaryllidaceae sont représentés par un alcaloïde type. La norbelladine est le précurseur de la biosynthèse de chaque type d’alcaloïde d’Amaryllidaceae. B) Le tableau présente les neuf familles d’alcaloïdes des Amaryllidaceae en fonction de leur structure chimique (IUPAC) ainsi que quelques alcaloïdes représentatifs de chaque groupe. Les couplages de type phénol sont aussi affichés.
N.A. : non-applicable. IUPAC : International Union of Pure and Applied Chemistry.
Figure 2
Voie de biosynthèse des principaux types d’alcaloïdes d’Amaryllidaceae. La flèche pleine représente une réaction biochimique tandis que la flèche brisée représente plus d’une réaction biochimique. La condensation de la tyramine et du 3,4-DHBA par la norbelladine synthase (NBS) puis réduction par la norcraugsodine/noroxomaritidine réductase (NR) permet la formation de la norbelladine, qui est le précurseur de tous les autres types d’alcaloïdes d’Amaryllidaceae. La norbelladine peut ensuite subir divers types de réactions (e.g. méthylation, hydroxylation, cyclisation) afin d’obtenir les alcaloïdes de type cherylline et norbelladine. La méthylation par la norbelladine 4’-O-méthyltransférase (N4OMT) permet d’obtenir la 4’O-méthylnorbelladine, qui peut ensuite subir une cyclisation par couplage oxydatif phénol-phénol’ régiosélectif, ce qui permet d’obtenir les formes couplées C-C en para-ortho’ (e.g. précurseur des alcaloïdes de type galanthamine), ortho-para’ (e.g. alcaloïdes de type lycorine et lycorénine), et p