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Le « génocide » kurde (Irak)

Pages 136 à 140

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  • Gauthier, G.
(2009). Le « génocide » kurde (Irak) Secrets d'ossements : La science au service des énigmes de l'Histoire (p. 136-140). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/secrets-d-ossements--9782759803705-page-136?lang=fr.

  • Gauthier, Guy.
« Le “génocide” kurde (Irak) ». Secrets d'ossements La science au service des énigmes de l'Histoire, EDP Sciences, 2009. p.136-140. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/secrets-d-ossements--9782759803705-page-136?lang=fr.

  • GAUTHIER, Guy,
2009. Le « génocide » kurde (Irak) In : Secrets d'ossements La science au service des énigmes de l'Histoire. Les Ulis : EDP Sciences. Hors collection, p.136-140. URL : https://stm.cairn.info/secrets-d-ossements--9782759803705-page-136?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le terme de « génocide » renvoie à la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide, adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 1948. Seuls trois génocides ont à ce jour été reconnus juridiquement par les Nations unies : le génocide des Juifs commis par les nazis, le génocide des Tutsis au Rwanda et le massacre de Srebrenica commis par des Serbes dans l’ex-Yougoslavie. On ne peut donc pas, stricto sensu, parler de « génocide kurde » en Irak, même si ces massacres seront peut-être à l’avenir officiellement reconnus comme un génocide.

Saddam Hussein a-t-il ordonné le massacre de villageois issus de la communauté chiite et kurde en Irak ? Les anthropologues sont appelés pour l’analyse des ossements.
Avant la Première Guerre mondiale, l’Irak actuel était divisé en trois provinces au sein de l’Empire ottoman, c’est-à-dire la Turquie d’aujourd’hui. L’Irak compte trois ethnies principales : les Kurdes au nord (20 % de la population actuelle), les Sunnites au centre (20 %) et les Chiites au sud (60 %).
Après les victoires britanniques (prise de Bagdad, de Kirkuk et de Mossoul), l’Empire ottoman est démantelé, puis les Britanniques unifient les trois provinces en un seul pays, l’Irak, duquel Bagdad devient la capitale. De 1920 à 1932, les Britanniques instaurent une monarchie constitutionnelle. L’Irak devient pratiquement une colonie britannique.
En 1932, l’Irak devient indépendant. Cependant, de 1932 à 1958, la monarchie est soutenue par le gouvernement britannique. L’Irak doit faire face aux révoltes des Kurdes et des Chiites. Le roi Faysal meurt en 1958, lors d’un coup d’État militaire dirigé par le général Kassem, initialement soutenu par le Parti irakien. En 1961, les Kurdes se rebellent dans le nord de l’Irak et revendiquent la souveraineté de leur territoire. En 1968, le général Ahmad Hassan Al-Bakr, d’origine sunnite, prend le pouvoir à la suite d’un coup d’État. Al-Bakr exerce le pouvoir au nom du Baas, un parti non religieux, et revendique l’unification du monde arabe, du Maroc à l’Irak. Saddam Hussein devient le bras droit du général Ahmad Hassan Al-Bakr…


Date de mise en ligne : 27/05/2024

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