Dans les fortifications de Québec
- Par Guy Gauthier
Pages 77 à 80
Citer ce chapitre
- GAUTHIER, Guy,
- Gauthier, Guy.
- Gauthier, G.
Citer ce chapitre
- Gauthier, G.
- Gauthier, Guy.
- GAUTHIER, Guy,
L’analyse des ossements humains peut également nous renseigner sur les conditions de vie de certaines populations, dans ce cas des prisonniers.
En 1986 et 1987, lors de travaux de restauration des remparts de la ville de Québec (Canada), on découvre les ossements de cinquante squelettes emmurés dans les fortifications. Les ossements sont enfouis à plus de cinq mètres dans les remblais de la courtine Saint-Louis et du bastion des Ursulines.
Les ossements sont acheminés au laboratoire du service canadien des parcs pour être nettoyés avant d’être envoyés au département d’archéologie du musée canadien des civilisations, à Hull. Ces ossements sont très difficilement identifiables, ayant été enterrés sans effets personnels ni cercueil. Pour lever le voile sur ce mystère, Gilles Proulx, historien du service canadien des parcs, consulte des documents historiques tels que des journaux personnels écrits par les prisonniers anglais. Ses recherches révèlent que ces ossements sont ceux de soldats, de marins et de membres de familles de colons anglais. Tous sont victimes de la guerre de succession d’Autriche qui éclate en 1740 et qui oppose entre autres la France et l’Angleterre. D’autre part, ces recherches montrent que plusieurs prisonniers sont décédés de fièvre maligne, de tuberculose, de dysenterie et de scorbut avant leur libération.
Pour déterminer les maladies dont souffraient les victimes des fortifications de Québec, on a recours à la paléopathologie (voir encadré ci-après), qui est l’étude des causes et conséquences de maladies, ainsi que des blessures ayant conduit à la mort…
Date de mise en ligne : 27/05/2024
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
5,00 €