Chapitre d’ouvrage

Troisième leçon. L’architecture du cosmos

Pages 19 à 25

Citer ce chapitre


  • Rovelli, C.
(2025). Troisième leçon. L’architecture du cosmos. Sept brèves leçons de physique (p. 19-25). Flammarion. https://stm.cairn.info/sept-breves-lecons-de-physique--9782080478450-page-19?lang=fr.

  • Rovelli, Carlo.
« Troisième leçon. L’architecture du cosmos ». Sept brèves leçons de physique, Flammarion, 2025. p.19-25. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/sept-breves-lecons-de-physique--9782080478450-page-19?lang=fr.

  • ROVELLI, Carlo,
2025. Troisième leçon. L’architecture du cosmos. In :
  • ROVELLI, Carlo,
  • Traduit de l'italien par SMERLAK, Matteo,
Sept brèves leçons de physique. Paris : Flammarion. Sciences, p.19-25. URL : https://stm.cairn.info/sept-breves-lecons-de-physique--9782080478450-page-19?lang=fr.

Au cours de la première moitié du xxe siècle, Einstein a décrit la trame de l’espace et du temps avec la théorie de la relativité, tandis que Bohr et ses jeunes amis ont capturé en équations l’étrange nature quantique de la matière. Au cours de la deuxième moitié du xxe siècle, les physiciens ont construit un vaste édifice sur ces fondations, en appliquant les deux théories aux domaines les plus variés de la nature : du macrocosme de la structure de l’univers au microcosme des particules élémentaires. Je parlerai du premier dans cette leçon et du second dans la prochaine. Si cette leçon est constituée avant tout de dessins, c’est que la science, avant d’être expériences, mesures, mathématiques, déductions rigoureuses, est faite de visions. La pensée scientifique se nourrit de la capacité à « voir » les choses d’une manière nouvelle, différente de celle dont nous les voyions auparavant. Sans prétention, je voudrais essayer de donner un goût de ce voyage de vision en vision. Première image :Voici le cosmos tel qu’il a été conçu pendant des millénaires : en bas la Terre, en haut le Ciel. En cherchant à comprendre comment le Soleil, la Lune et les étoiles peuvent tourner autour de nous, Anaximandre accomplit il y a vingt siècles la première grande révolution scientifique et remplace cette image du Cosmos par une autre :Le Ciel est désormais tout autour de la Terre, pas seulement au-dessus, et la Terre est un grand caillou qui flotte dans l’espace, sans tomber. Très vite, quelqu’un (peut-être Parménide, peut-être Pythagore) comprend que la forme la plus raisonnable pour une Terre qui flotte, la forme qui rend toutes les directions équivalentes, est une sphère…


Date de mise en ligne : 14/08/2025

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