Chapitre 10. La fatigue au tennis
- Par Caroline Martin
Pages 219 à 235
Citer ce chapitre
- MARTIN, Caroline,
- Martin, Caroline.
- Martin, C.
- C. Martin
https://doi.org/10.3917/dbu.marti.2018.01.0219
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https://doi.org/10.3917/dbu.marti.2018.01.0219
Au cours de ces dernières années, le circuit professionnel a été l’objet de matchs de tennis très longs amenant les joueurs dans des états d’épuisement et de fatigue particulièrement importants : 11 h 05 entre Anderson et Isner à Wimbledon en 2010, 6 h 35 entre Mahut et Isner à Wimbledon en 2018, 5 h 40 entre Mathieu et Isner à Roland Garros en 2012, 4 h 40 entre Nadal et Djokovic à Roland Garros en 2013, 5 h 53 entre Nadal et Djokovic à l’Open d’Australie en 2012, 4 h 43 entre Simon et Monfils à l’Open d’Australie en 2013, 4 h 48 entre Nadal et Federer à Wimbledon en 2008, etc. Le format de ces matchs au meilleur des 5 sets peut expliquer leur durée exceptionnelle. Néanmoins, chez les compétiteurs amateurs, il n’est pas rare que la durée des matchs dépasse les 3 h ou les 3 h 30 pour disputer au maximum 3 sets et que ces derniers soient amenés à disputer plusieurs matchs dans la même journée. Or, « jouer deux matchs dans la même journée, c’est très dur », a déclaré Richard Gasquet sur le site de l’ATP après avoir battu Tomas Berdych et Mardy Fish dans la même journée au tournoi de Toronto en août 2012. Au-delà de la durée des matchs, la fatigue éprouvée par les joueurs peut être accentuée par des conditions de jeu particulières et notamment des chaleurs extrêmes avec des températures dépassant 40 °C, comme ce fut le cas au cours de l’Open d’Australie 2014. Dans de telles conditions, le succès du joueur de tennis dépend de sa capacité à repousser l’apparition et les effets de la fatigue qui se développent lors de matchs prolongés tout au long d’une compétition…
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