Glossaire
- Par Franck Varenne
Pages 241 à 247
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- VARENNE, Franck,
- Varenne, Franck.
- Varenne, F.
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Notes
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[1]
N.B. : ce glossaire s’inspire notamment de l’ouvrage majeur dirigé par Robert Nadeau : Vocabulaire technique et analytique de l’épistémologie, Paris, PUF, 1999.
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[2]
Anatomie de la science [1963], Paris, Seuil, 1967.
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[3]
Dans “Why Scientific Models should not be regarded as Works of Fiction”, in Mauricio Suárez (ed.), Fictions in Science : Philosophical Essays on Modeling and Idealization, London, Routledge, 2008, chapitre 14, http://www.routledge.com/books/details/9780415990356/. Voir également Peter Godfrey-Smith, “Models and Fictions in Science”, Philosophical Studies, 103, 2009, p. 101-116, http://www.petergodfreysmith.com/PGS_ModelsFictions-09Final.pdf.
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[4]
Voir notre proposition in Denis Phan & Franck Varenne, “Agent-Based Models and Simulations in Economics and Social Sciences : from conceptual exploration to distinct ways of experimentin”, Journal of Artificial Societies and Social Simulation, 13 (1), 5, 2010, http://jasss.soc.surrey.ac.uk/13/1/5.html ; Franck Varenne, “Chains of Reference in Computer Simulations”, http://preprintvarenne.monsite-orange.fr/, à paraître in Sandro Vaienti (ed.), Simulations and Networks, Paris, Hermann. Cette approche propose d’abandonner la seule perspective linguistique et logiciste, notamment inspirée de Quine, pour, à la suite des travaux théoriques de Goodman et de Scheffler sur la relation de référence, adapter à l’épistémologie des modèles un pluralisme des modes de la référence.
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[5]
Permettant de tester, au niveau d’un fonctionnement exclusivement linguistique, les effets déductifs que produisent certaines propositions conditionnelles contrefactuelles, etc., comme le rappelle par exemple Peter Godfrey-Smith (op. cit.).
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[6]
Ici, la contrainte propre à la pensée anglo-saxonne nominaliste (depuis Bentham mais aussi Hobbes, qui s’inspirait alors de Duns Scot et de Guillaume d’Occam) vient notamment du fait qu’on y conçoit toujours l’imagination comme produisant des objets structurés à la façon des produits du langage ou comme des faits de langage : par conséquent, une théorie de symboles qui ne passerait pas d’emblée tout symbole par le crible d’une énonciation en un langage préalable reste difficilement concevable pour les philosophes des sciences nourris à cette manne conceptuelle, manne issue en grande partie, quant à elle, de la théologie nominaliste médiévale. Le lien entre cette épistémologie anglo-saxonne et l’épistémologie de Duhem s’éclaire ainsi un peu mieux lorsque l’on rappelle ces sources communes d’inspiration : les thèses de Bonaventure dont se réclame Duhem étant, sur ces questions, plus proches de celles de Guillaume d’Occam que de celles de Thomas d’Aquin.
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[7]
Nous redonnons ici la définition proposée dans la partie 1, note 7. (Ndé.)
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[8]
Marvin Minsky, “Matter, Mind and Models”, http://groups.csail.mit.edu/medg/people/doyle/gallery/minsky/mmm.html, Proc. of the International Federation of Information Processing Congress, 1965, vol. 1, p. 45-49.
ENTITÉ THÉORIQUE. C’est une entité dont une théorie fait l’hypothèse mais dont on a lieu de penser qu’elle n’est pas observable ni détectable. L’impossibilité de l’observation n’est pas une preuve d’inexistence. Cette expression n’est donc pas un oxymore ou une contradiction dans les termes car on suppose qu’il est possible qu’il y ait bien une entité (« entité » vient de esse, ens : étant) qui peut tout à fait exister bien que n’étant pas observable.EXPÉRIENCE CRUCIALE. Expérience censée permettre de montrer, grâce au rejet d’une hypothèse alternative, la validité d’une hypothèse théorique. Elle est dite cruciale en ce qu’elle se situe au carrefour (à la « croix ») de seulement deux hypothèses supposées directement complémentaires.FICTIONNALISME. Thèse épistémologique selon laquelle on ne peut se passer de fiction pour connaître le monde. Dans le contexte de la question du réalisme scientifique, on peut identifier au moins cinq types différents de fictionnalisme. 1) Le premier, représenté par l’affirmation du philosophe grec du VIe siècle Simplicius (« Sauver les phénomènes » : voir notre passage sur Duhem), consiste à affirmer que nous devons user d’idées fictives (ne rendant pas compte du réel) mais commodes pour la figuration géométrique, la déduction ou le calcul si l’on ne cherche qu’à prédire les phénomènes (typiquement en astronomie). 2) Le deuxième type caractérise l’approche de Descartes, dans ses Principes de la philosophie. Il consiste à raisonner sur le monde à partir d’idée…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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