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Chapitre 4. Nombres complexes

Pages 57 à 84

Citer ce chapitre


  • Escofier, J.-P.
(2020). Chapitre 4. Nombres complexes. Toute l'analyse de la Licence (2e éd., p. 57-84). Dunod. https://stm.cairn.info/toute-l-analyse-de-la-licence--9782100811694-page-57?lang=fr.

  • Escofier, Jean-Pierre.
« Chapitre 4. Nombres complexes ». Toute l'analyse de la Licence, Dunod, 2020. p.57-84. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/toute-l-analyse-de-la-licence--9782100811694-page-57?lang=fr.

  • ESCOFIER, Jean-Pierre,
2020. Chapitre 4. Nombres complexes. In : Toute l'analyse de la Licence. Paris : Dunod. Sciences Sup, p.57-84. URL : https://stm.cairn.info/toute-l-analyse-de-la-licence--9782100811694-page-57?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Pour les querelles rocambolesques autour de cette découverte entre Niccolo Tartaglia (1500- 1557) et Cardan, voir le livre de Gérard Hamon et Lucette Degryse, Niccolo Tartaglia, aux éditions Hermann.
  • [2]
    Pour des compléments historiques et algébriques, voir [ESC1].
  • [3]
    Pour une construction algébrique de ℂ comme quotient de l’anneau des polynômes ℝ[X], une construction qui remonte à Cauchy et date de 1847, voir [ESC2] 19.4.
  • [4]
    Pour l’intérêt de ces notions, voir par exemple le chapitre VII du célèbre Cours d’arithmétique de Jean-Pierre Serre édité par les PUF et qui est un best-seller depuis 1970.
  • [5]
    Gustave Lejeune-Dirichlet a utilisé ce noyau dans son étude de la convergence des séries de Fourier en 1829. Nous retrouverons ce noyau au chapitre 17.

Les nombres complexes sont introduits en mathématiques au XVIe siècle pour la résolution des équations du troisième degré. Depuis, ils sont devenus indispensables dans de nombreux domaines, aussi bien des mathématiques que de la physique.
La résolution des équations du second degré était connue depuis −2000 par les Babyloniens (dans le cas de deux racines de signes opposés, ils donnaient la méthode de calcul de la solution positive). Mais la résolution de l’équation du troisième degré a résisté aux mathématiciens grecs et arabes et aux premiers algébristes italiens. C’est Scipio del Ferro (1465-1526) qui découvre une méthode vers 1515. Elle est retrouvée par Tartaglia en 1535 ; celui-ci la communique à Cardan qui la complète et la publie dans son Ars Magna de 1545. Pour décrire cette découverte, utilisons notre langage d’aujourd’hui.Une équation du troisième degré s’écrit ax3 + bx2 + cx + d = 0, où a, b, c, d sont les coefficients de l’équation ; on supposera que ces coefficients sont des nombres réels (la résolution est la même si les coefficients sont des nombres complexes). On suppose bien sûr a ≠ 0, sinon l’équation ne serait pas du troisième degré ; en divisant par a, on se ramène alors à une équation de la forme x3 + b′x2 + c′x + d′ = 0 où le coefficient de x3 est 1. Posons alors y = x + b′/3, soit x = y − b′/3 ; pour connaître x, il suffit de connaître y et y est solution d’une équation de la forme y3 + c″ y + d″ = 0, équation du troisième degré en y sans terme du second degré e…


Date de mise en ligne : 16/01/2024

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