Alexis Carrel (1873-1944) : la culture des organes
- Par Céline Cherici
Pages 107 à 112
Citer ce chapitre
- CHERICI, Céline,
- DELAPORTE, François,
- DEVAUCHELLE, Bernard
- et FOURNIER, Emmanuel,
- Cherici, Céline.
- Cherici, C.
- F. Delaporte,
- B. Devauchelle
- et E. Fournier
https://doi.org/10.3917/herm.fourn.2015.03.0107
Citer ce chapitre
- Cherici, C.
- F. Delaporte,
- B. Devauchelle
- et E. Fournier
- Cherici, Céline.
- CHERICI, Céline,
- DELAPORTE, François,
- DEVAUCHELLE, Bernard
- et FOURNIER, Emmanuel,
https://doi.org/10.3917/herm.fourn.2015.03.0107
Notes
-
[1]
A. Carrel, “On the permanent life of the tissues outside of the organism”, Journal of Experimental Medicine, 15, 1912, p. 516-530.
-
[2]
Ibid., p. 516.
-
[3]
Ibid., p. 517.
-
[4]
Ibid., p. 519.
-
[5]
Ibid., p. 528.
-
[6]
A. Carrel, “Concerning visceral organisms”, Journal of Experimental Medicine, 1913, p. 155.
-
[7]
J.-J. Antier, Carrel cet inconnu, Paris, S.O.S., 1974, p. 132.
-
[8]
A. Carrel et C. A. Lindbergh, The culture of organs, London, H. Hamilton, 1938.
-
[9]
Ibid., p. 5.
-
[10]
Ibid., p. 212.
-
[11]
Ibid., p. 213.
-
[12]
Ibid., p. 216.
-
[13]
A. Carrel, L’homme cet inconnu, Paris, Plon, 1935, p. 150.
-
[14]
A. Carrel et C. A. Lindbergh, op. cit., p. 14.
-
[15]
Ibid., p. 219.
-
[16]
D. M. Frieman, The immortalists : Charles Lindbergh, Dr. Alexis Carrel, and their daring quest to live forever, New York, Ecco, 2007.
-
[17]
A. Carrel, L’homme cet inconnu, op. cit., p. 256.
-
[18]
A. Carrel, cité par J.-J. Antier, Carrel cet inconnu, op. cit., p. 122.
-
[19]
A. Carrel, Jour après jour, Paris, Plon, 1956 ; cité in J.-J. Antier, op. cit., p. 123.
-
[20]
A. Carrel, L’homme cet inconnu, op. cit., p. 205.
Jeune médecin lyonnais, Alexis Carrel développe la chirurgie vasculaire en pratiquant les sutures dès 1904. Il intègre en octobre 1906 l’institut Rockefeller et entame des travaux sur les mises en culture de tissus. En 1908, il réalise la première autotransplantation rénale sur une chienne, puis reproduit l’exploit avec la plupart des organes, devenant ainsi un pionnier de la transplantation d’organes. Bien qu’il se heurte à la question immunologique du rejet de la greffe, il conçoit des techniques pour mettre en culture des organes entiers, isolés du reste de l’organisme, et les conserver vivants en vue d’une nouvelle transplantation. Focalisant ses travaux sur la chirurgie cardiaque, il réalisa en 1910 le premier pontage expérimental et obtient en 1912 le prix Nobel de physiologie et de médecine pour ses techniques de suture vasculaire. Durant cette période, il oriente ses travaux vers la culture des tissus humains et, à partir de 1930, parvient à maintenir en vie des organes isolés. On lui attribue d’ailleurs le mérite d’avoir maintenu en vie in vitro, dans un milieu artificiel constitué d’un liquide nutritif, pendant une durée de plusieurs décennies, un cœur de poulet. Ces résultats sont assez étonnants, notamment relativement à la durée de vie habituelle du poulet.
Carrel ouvre ainsi la voie à deux thèmes de recherches : d’une part, la conservation d’organes vivants en vue des transplantations ; d’autre part, la recherche de la limite temporelle à leur durée de vie hors d’un organisme…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter ce chapitre
3,00 €