Chapitre d’ouvrage

V. L’ouïe

Pages 133 à 151

Citer ce chapitre


  • Gudin, C.
(2010). V. L’ouïe. Une histoire naturelle des sens (p. 133-151). Le Seuil. https://stm.cairn.info/une-histoire-naturelle-des-sens--9782020996143-page-133?lang=fr.

  • Gudin, Claude.
« V. L’ouïe ». Une histoire naturelle des sens, Le Seuil, 2010. p.133-151. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/une-histoire-naturelle-des-sens--9782020996143-page-133?lang=fr.

  • GUDIN, Claude,
2010. V. L’ouïe. In : Une histoire naturelle des sens. Paris : Le Seuil. Science ouverte, p.133-151. URL : https://stm.cairn.info/une-histoire-naturelle-des-sens--9782020996143-page-133?lang=fr.

Notes

  • [1]
    L’origine du mot « sexe » par Brisset : « quoi, quoi, quoi, quoi c’est qu’ça ? sexe ! »

Sur l’oreiller, entre deux oreilles, un visage endormi, paupières closes, fermées aux photons mais oreilles déployées, ouvertes aux phonons, ces phonons qui transportent les vrais bruits. Même pendant le sommeil, la vigilance auditive reste active, et si un bruit échappe au répertoire habituel stocké dans le cerveau, c’est l’alerte et l’éveil. C’est encore plus net chez l’éléphant que les bruits ne trompent pas tant ses oreilles sont larges et orientables, et qui d’ailleurs n’est pas sans défenses.
L’oreille externe est la partie la plus visible, de taille variable, plus ou moins collée ou décollée du crâne (comme les oreilles en feuilles de chou). La peau soutient un cartilage mince avec un canal transversal de vingt-cinq millimètres de longueur qui mène à l’oreille moyenne. Le tiers externe du canal est cartilagineux, les deux tiers internes sont osseux. Le tympan constitue le fond du conduit auditif. C’est une membrane élastique qu’un osselet, le marteau, relié à une chaîne d’autres osselets, met en contact avec l’oreille interne. Ces osselets sont logés dans la caisse du tympan qui communique avec l’extérieur par la trompe d’Eustache, elle-même plongeant dans le rhinopharynx pour assurer l’équilibre des pressions des deux côtés du tympan. La chaîne d’osselets se compose du marteau et de l’enclume. Celle-ci transmet les mouvements du tympan à l’étrier, sorte de piston transférant les vibrations sonores par la fenêtre du labyrinthe à l’oreille interne.
L’oreille interne, appelée labyrinthe, comprend une partie auditive, la cochlée : un canal membraneux enroulé en colimaçon…


Date de mise en ligne : 11/01/2024

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