Chapitre 3
Les acquis de la vaccination
- Par Muriel Moser
Pages 55 à 79
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- MOSER, Muriel,
- Moser, Muriel.
- Moser, M.
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La variolisation et la vaccination contre la variole avant 1800, puis le vaccin contre la rage sur la base du virus vivant atténué, sont des approches empiriques basées sur de simples observations puisque les virus causant ces maladies n’étaient pas connus à l’époque. L’identification des bactéries pathogènes responsables de maladies contagieuses, par Pasteur et Koch, a permis le développement, avant la fin du XIXe siècle, de trois nouveaux vaccins inactivés dirigés contre le choléra, le typhus et la peste.
Le XXe siècle a ensuite vu un essor remarquable de la vaccination qui a conduit à l’élimination rapide de nombreuses maladies, soit mortelles, soit présentant des séquelles graves potentielles. La composition des vaccins s’est diversifiée, tant au niveau de l’antigène, qui détermine la spécificité de la réponse immunitaire, que des substances adjuvantes*, qui, administrées conjointement avec un antigène, stimulent ou renforcent la réponse immunitaire.
L’utilisation du pathogène lui-même permet un développement rapide d’un vaccin, mais présente plusieurs inconvénients, qui incluent la difficulté de production et les effets secondaires potentiels. Le premier obstacle était l’obtention de quantités suffisantes de virus (variole, herpès*), puisque ceux-ci, jusqu’au début des années 1900, ne se multipliaient que dans les animaux, tels les furets et les souris. En effet, la particularité des virus est qu’ils ne peuvent pas se multiplier par eux-mêmes. Les virus infectent une cellule qui fournit les systèmes de synthèse et les sources d’énergie dont ils sont démunis…
Date de mise en ligne : 29/12/2023
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