Chapitre d’ouvrage

11. Les agents transmissibles non conventionnels

Pages 235 à 240

Citer ce chapitre


  • Pasquier, C.,
  • Bertagnoli, S.,
  • Dunia, D.
  • et Izopet, J.
(2013). 11. Les agents transmissibles non conventionnels. Virologie humaine et zoonoses : Cours et fiches de synthèse (p. 235-240). Dunod. https://stm.cairn.info/virologie-humaine-et-zoonoses--9782100584864-page-235?lang=fr.

  • Pasquier, Christophe.,
  • et al.
« 11. Les agents transmissibles non conventionnels ». Virologie humaine et zoonoses Cours et fiches de synthèse, Dunod, 2013. p.235-240. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/virologie-humaine-et-zoonoses--9782100584864-page-235?lang=fr.

  • PASQUIER, Christophe,
  • BERTAGNOLI, Stéphane,
  • DUNIA, Daniel
  • et IZOPET, Jacques,
2013. 11. Les agents transmissibles non conventionnels. In : Virologie humaine et zoonoses Cours et fiches de synthèse. Paris : Dunod. Sciences Sup, p.235-240. URL : https://stm.cairn.info/virologie-humaine-et-zoonoses--9782100584864-page-235?lang=fr.

Hypothèse de Stanley Prusiner 1982, Prix Nobel en 1997) : les agents transmissibles non conventionnels (ATNC) sont des prions, petites protéines infectieuses dépourvues d’acide nucléique, partiellement résistantes aux protéases.
La réplication des prions bouscule le dogme central de la biologie (les acides nucléiques sont le support de l’information génétique et nécessaires à toute forme de vie). La théorie de la conversion conformationnelle postule que la forme non infectieuse du prion (protéine cellulaire PrPc) peut modifier sa conformation tridimensionnelle et prendre la forme infectieuse PrPsc (sc pour « scrapie », nom anglais donné à la tremblante du mouton), structure riche en feuillets β et résistante à la protéinase K (PK) (caractéristique à l’origine d’une autre dénomination, PrPres, de la forme infectieuse).
Il existe plusieurs souches de prions, définies par un temps d’incubation, une durée d’évolution, la répartition et les caractères des lésions observées après trois passages chez la souris : ces contraintes distinguent nettement la notion de souche de prions des souches classiquement considérées chez les virus. On ne travaille en effet pas directement sur le matériel infectieux prélevé chez un animal atteint naturellement. Le filtre « souris » peut induire des biais.
Les prions présentent également une « signature biochimique » : après digestion par la protéinase K (PK) et migration électrophorétique, on observe des profils différents en fonction du site de clivage de la Pr…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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