Chapitre 13. Le travail de l’éveil : un psychologue en réanimation ?
- Par Raphaël Minjard
Pages 108 à 116
Citer ce chapitre
- MINJARD, Raphaël,
- CHAHRAOUI, Khadija,
- LAURENT, Alexandra,
- BIOY, Antoine,
- QUENOT, Jean-Pierre
- et CAPELLIER, Gilles,
- Minjard, Raphaël.
- Minjard, R.
- K. Chahraoui,
- A. Laurent,
- A. Bioy,
- J. Quenot
- et G. Capellier
https://doi.org/10.3917/dunod.laure.2015.01.0108
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- Minjard, R.
- K. Chahraoui,
- A. Laurent,
- A. Bioy,
- J. Quenot
- et G. Capellier
- Minjard, Raphaël.
- MINJARD, Raphaël,
- CHAHRAOUI, Khadija,
- LAURENT, Alexandra,
- BIOY, Antoine,
- QUENOT, Jean-Pierre
- et CAPELLIER, Gilles,
https://doi.org/10.3917/dunod.laure.2015.01.0108
Notes
-
[1]
Staff : réunion hebdomadaire réunissant toute l’équipe soignante et dans laquelle sont discutées les décisions à prendre concernant des cas de patients posant problèmes.
-
[2]
Après une première soumission le 16 septembre 2008, une version définitive du texte a été validée.
par le Conseil d’administration de la SRLF (Président : Pr. Guidet) le 22 septembre 2009. -
[3]
Intitulé de l’intervention : Rôle et utilité du psychologue en réanimation, V. Coupez, Département d’anesthésie réanimation Pr. C. Martin, Hôpital Nord, Marseille : http://www.reanord.org/jmaru/docs/2006/f2006_30.pdf
Le service de réanimation est conçu pour subvenir aux besoins vitaux des patients en danger de mort, sa tâche primaire (Kaës R., 1995) est de préserver, voire redonner la vie, ce qui diffère de lutter contre la mort. Face à l’obligation de moyens, le corps médical met tout en œuvre pour permettre aux patients de dépasser la crise somatique aiguë. Ce qui soulève des questions d’ordre éthique souvent posées lors des « staffs » et qui ont trait aux notions de subjectivité et de limite thérapeutique.En 2009, le comité d’Éthique de la Société de Réanimation de Langue Française fait une distinction entre traitement et soins :
Le « traitement » se réfère à une thérapeutique à visée curative ou à une technique de suppléance d’une défaillance d’organe (« to cure » : guérir une affection ou s’efforcer de le faire)
Les soins de base « de confort » et « de support » associent les soins d’hygiène, la prise en charge de la douleur et de la souffrance (« to care » : prendre soin), etc.
En pratique, les deux types de prise en charge coexistent en permanence et s’il est possible d’interrompre certains traitements, les soins devront toujours être poursuivis.
Techniques et technologies dominent le fonctionnement du service. Des machines transmettent les échos des états corporels des patients aux soignants par des moniteurs sonnants et oscillants. Les soignants s’affairent autour des patients tout au long de leur hospitalisation. Le corps doit être vu, entendu piqué, palpé, il faut rétablir les constantes…
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