41. La relativité générale
- Par Joanne Baker
Pages 164 à 167
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- Baker, J.
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Imaginez quelqu’un tombant d’un immeuble élevé, ou sautant en parachute d’un avion, accéléré vers le sol par la gravitation. Albert Einstein réalisa que dans cet état de chute libre, la personne ne ressentirait pas l’attraction de la gravitation. En d’autres termes, elle ne pèserait plus rien. De nos jours, c’est exactement ainsi que l’on recrée des conditions d’apesanteur pour l’entraînement des astronautes, en faisant voler des avions (surnommé avec élégance « comète vomitive ») selon une trajectoire de montagnes russes. Lorsque l’avion s’élève, les passagers sont plaqués à leur siège, ressentant une force de gravitation plus grande. Mais lorsqu’il pique, ils sont libérés de l’attraction gravitationnelle et peuvent flotter à l’intérieur de l’appareil.Accélération Einstein comprit qu’accélération et gravitation étaient équivalentes. Donc, de même que la relativité restreinte décrivait ce qui se passe dans des référentiels d’inertie se déplaçant à vitesse constante les uns par rapport aux autres, la relativité générale établit une équivalence entre la gravitation et les référentiels accélérés. Einstein dit de cette idée qu’elle fut la plus heureuse de sa vie.
Durant les quelques années qui suivirent, il explora les conséquences de cette idée. Discutant de celle-ci avec des collègues proches et utilisant les formalismes mathématiques les plus récents, Einstein créa une théorie complète de la gravitation qu’il appela relativité générale. L’année 1915 fut des plus riches : il publia son travail et le révisa plusieurs fois presque immédiatement…
Date de mise en ligne : 31/07/2023
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