42. Les trous noirs
- Par Joanne Baker
Pages 168 à 171
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- Baker, J.
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Si vous lancez une balle en l’air, elle atteint une certaine hauteur puis retombe. Plus vous lui donnez de vitesse initialement, plus elle montera haut. Si vous la lanciez suffisamment fort, elle pourrait se libérer de la gravitation terrestre et s’échapper dans l’espace. La vitesse qu’il faudrait atteindre pour cela, appelée « vitesse de libération », est de 11 km/s. Une fusée doit atteindre cette vitesse pour quitter la Terre. La vitesse de libération est plus faible sur la Lune : 2,4 km/s suffiront. Mais si vous vous trouviez sur une planète plus massive, la vitesse de libération serait plus élevée. Si cette planète était suffisamment lourde, alors la vitesse de libération pourrait atteindre ou dépasser celle de la lumière, si bien que même la lumière ne pourrait se soustraire à son attraction gravitationnelle. Un tel objet, si massif et si dense que même la lumière ne peut s’en échapper, est ce que l’on appelle un trou noir.« Non seulement Dieu joue aux dés, mais en plus Il les jette la où on ne peut les voir. »L’horizon des événements Le concept de trou noir fit son apparition au XVIIIe siècle, chez le géologue John Michell et le mathématicien Pierre-Simon Laplace. Plus tard, après la publication par Einstein de ses théories de la relativité, Karl Schwarzschild détermina l’apparence que devrait avoir un trou noir. Dans la théorie einstei-nienne de la relativité générale, espace et temps sont liés et se comportent ensemble comme une vaste feuille de caoutchouc. La gravitation déforme la feuille en fonction de la masse des objets…
Date de mise en ligne : 31/07/2023
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