43. Le paradoxe de Chéseaux-Olbers
- Par Joanne Baker
Pages 172 à 175
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- BAKER, Joanne,
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On pourrait penser que dresser une carte de l’univers tout entier et de toute son histoire serait une tâche ardue et nécessiterait d’envoyer d’onéreux satellites dans l’espace, de mobiliser d’immenses télescopes dans de lointaines chaînes de montagnes ou d’avoir le cerveau d’Einstein. Mais en fait, si vous sortez par une nuit claire, vous pouvez observer quelque chose d’aussi profond que la relativité générale. Le ciel nocturne est noir. Nous considérons cela comme allant de soi. Pourtant, qu’il soit noir plutôt que brillant comme le Soleil nous apprend déjà beaucoup de choses sur l’Univers.Étoile luisante, étoile brillante Si l’univers était infini, s’étendant sans limite dans toutes les directions, alors dans chaque direction nous devrions voir une étoile : toute ligne de vision finirait par rencontrer la surface d’une étoile. Plus on regarderait loin, plus l’espace semblerait empli d’étoiles ; de même que lorsqu’on regarde une forêt, on ne distingue les troncs individuels que dans la zone proche de soi : plus loin, les arbres remplissent complètement le champ de vision. Si la forêt est vraiment très grande, on ne peut voir le paysage au-delà. Ce serait la même chose avec un univers infiniment grand : même plus espacées que les arbres, les étoiles finiraient par être assez nombreuses pour remplir tout le champ de vision.Si toutes les étoiles étaient comme le Soleil, alors chaque point du ciel serait plein de lumière stellaire. Bien qu’une étoile isolée dans le lointain soit peu lumineuse, plus la distance serait grande, plus il y aurait d’étoiles, et cela compenserait la moindre luminosité apparente…
Date de mise en ligne : 31/07/2023
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