16. L’interprétation de Copenhague
- Par Joanne Baker
Pages 64 à 67
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La quête pour comprendre le sens de la mécanique quantique commença réellement en 1927. Les physiciens se divisèrent en deux camps. Werner Heisenberg et ses collègues pensaient que la nature corpusculaire des ondes électromagnétiques et de la matière, décrite dans sa représentation matricielle, prévalait. Les partisans d’Erwin Schrödinger soutenaient que la physique des ondes représente le socle du comportement quantique.
Heisenberg avait également montré que notre compréhension était fondamentalement limitée par son principe d’incertitude. Il pensait qu’on ne peut connaître ni le passé ni l’avenir tant qu’ils ne sont pas fixés par l’observation, et ce en raison de l’incertitude intrinsèque entourant tous les paramètres décrivant le mouvement d’une particule subatomique.« Quiconque n’est pas choqué par la théorie quantique ne l’a pas comprise. »
Un autre homme essayait de concilier ces approches. Bohr, directeur du département de physique théorique de l’université de Copenhague où travaillait Heisenberg, avait, dix ans plus tôt, expliqué les niveaux d’énergie des électrons dans l’atome d’hydrogène. Lorsqu’Heisenberg imagina son principe d’incertitude en 1927, il travaillait à Copenhague à l’institut dirigé par Bohr. On dit que Bohr rentrait d’un séjour à la montagne quand il trouva le manuscrit d’Heisenberg sur son bureau, accompagné d’une demande de le transmettre à Einstein.
Bohr fut intrigué par l’idée mais dit à Einstein que l’expérience imaginée par Heisenberg qui faisait intervenir un microscope à rayons gamma était biaisée, car elle ne prenait pas en considération les propriétés ondulatoires de la matière…
Date de mise en ligne : 28/08/2023
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