18. Le paradoxe EPR
- Par Joanne Baker
Pages 72 à 75
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- BAKER, Joanne,
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- Baker, J.
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L’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique proposée par Niels Bohr en 1927 implique que la mesure elle-même influence un système quantique qui adopte les propriétés observées ensuite. Les propriétés ondulatoires ou corpusculaires de la lumière savent ainsi quand apparaître, parce que l’expérimentateur leur dit quoi faire.
Einstein trouvait cela absurde. L’idée de Bohr impliquait que les systèmes quantiques demeurent dans le flou jusqu’à ce qu’ils soient observés : avant qu’une observation vienne dire dans quel état il est, le système se trouve dans une superposition d’états possibles. Selon Einstein, cela n’était pas réaliste. Une particule existe, que nous soyons ou non là pour l’observer.
Einstein pensait que toute chose dans l’Univers existait à part entière, et que les incertitudes en mécanique quantique reflétaient un problème dans la théorie ou dans notre interprétation. Pour mettre en lumière les lacunes de l’interprétation de Copenhague, Einstein et ses collègues Boris Podolsky et Nathan Rosen conçurent une expérience de pensée qu’ils publièrent en 1935 et qui est aujourd’hui connue sous le nom de « paradoxe Einstein-Podolsky-Rosen », ou paradoxe EPR.
Imaginez une particule, par exemple un noyau atomique, se désintégrant en deux entités plus petites. D’après les règles de conservation de l’énergie, si la particule mère était initialement immobile, les particules-filles auront des quantités de mouvement et des moments angulaires de même amplitude et de signes opposés…
Date de mise en ligne : 28/08/2023
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