3. Fonctionnement général des étoiles
- Par Alain Omont
Pages 47 à 64
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- Omont, A.
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Notes
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[1]
Ceci démontrait dès le milieu du xixe siècle que les étoiles contenaient les mêmes atomes que la Terre et le Soleil (figure 1.5).
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[2]
Rappelons que le symbole ⊙ désigne des unités solaires, par exemple L⊙ ou M⊙, pour la luminosité ou la masse solaires.
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[3]
Du fait des différences de masse entre les atomes, le pourcentage en nombre d’atomes (ou « abondance », figure 3.8) est différent : l’hydrogène 92 %, l’hélium 8 %, l’oxygène 0,06 %, le carbone 0,03 %, et tous les autres atomes encore moins.
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[4]
Néanmoins, il est déjà possible de faire des images à très haute résolution par interférométrie infrarouge (§ 2.4) de la surface (photosphère) des géantes et supergéantes pas trop éloignées comme Bételgeuse,
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[5]
Ces nébuleuses ont été malencontreusement désignées historiquement sous le nom de « nébuleuses planétaires » d’après leur vague aspect ressemblant plus ou moins à des planètes pour les télescopes peu puissants de l’époque, bien qu’elles n’aient aucun rapport réel avec les planètes, parce que des astronomes comme Herschel avaient pu penser qu’il s’agissait de jeune étoiles encore entourées des lambeaux de leur nuage parental.
Les étoiles ont toujours été les astres par excellence. Ce sont elles qui peuplent, « constellent » le ciel de nos nuits. Depuis que nous avons progressivement saisi il y a plusieurs siècles l’identité de nature entre le Soleil et les étoiles, nous avons pris la réelle mesure de leur puissance tandis qu’en retour leurs propriétés nous éclairent sur l’histoire passée et future du Soleil.
Comme nous l’avons vu, l’astronomie de 1900 était déjà largement stellaire, ayant notamment accumulé et classé une très riche collection de spectres des différentes classes d’étoiles (figure 3.1). Les toutes premières années du xxe siècle allaient voir en outre l’identification des naines blanches* et des classes d’étoiles variables. Mais il manquait à cette astronomie la clé pour comprendre les étoiles en l’absence d’indication sur la source de leur énergie capable de les alimenter sur des durées compatibles avec l’âge géologique des roches terrestres. Les progrès révolutionnaires de la physique ont assez vite laissé penser que cette source d’énergie devait être cherchée dans les réactions nucléaires (figure 3.2). Mais il fallut attendre jusque 1939 pour en comprendre le mécanisme. Cela ouvrit la voie à la théorie de la structure et de l’évolution des étoiles, avec un accent particulier sur la bifurcation finale dramatique en nébuleuse planétaire* suivie de naine blanche* ou supernova* puis étoile à neutrons* (encadré 3.1). Avec l’élaboration parallèle d’un modèle détaillé expliquant la nucléosynthèse* de tous les atomes, cette théorie constitue certainement une des grandes réalisations scientifiques du siècle dont l’essentiel s’est mis en place avant la fin des années 1950. Les progrès de la compréhension du monde des étoiles sont restés substantiels depuis lors avec surtout une amélioration constante des modèles de la formation et de l’enfance des étoiles…
Date de mise en ligne : 01/06/2022