Chapitre 25. Troubles psychiques et addictions
- Par Alain Morel
- et Amandine Luquiens
Pages 303 à 325
Citer ce chapitre
- MOREL, Alain
- et LUQUIENS, Amandine,
- MOREL, Alain
- et COUTERON, Jean-Pierre,
- Morel, Alain.
- et al.
- Morel, A.
- et Luquiens, A.
- A. Morel
- et J. Couteron
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2019.01.0303
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- Morel, A.
- et Luquiens, A.
- A. Morel
- et J. Couteron
- Morel, Alain.
- et al.
- MOREL, Alain
- et LUQUIENS, Amandine,
- MOREL, Alain
- et COUTERON, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2019.01.0303
Notes
-
[1]
Il est également intéressant de remarquer que les traitements médicamenteux les plus efficaces en addictologie sont ceux qui utilisent des substances de la même famille que la drogue utilisée (des agonistes) pour aider l’usager à en reprendre le contrôle (les médicaments de substitution opiacés et les substituts nicotiniques).
Les associations observées sont nombreuses : troubles anxieux et problème d’alcool, schizophrénie et dépendance au cannabis, trouble de personnalité limite et dépendance à l’héroïne, dépression et dépendance aux somnifères ou aux opioïdes, poly-addiction et trouble du stress post traumatique, etc. Cette grande diversité des associations possibles souligne combien troubles psychiques et usages de substances psychoactives « influencent réciproquement leurs manifestations et leurs évolutions en se succédant, s’intriquant et parfois se confondant » (Farges, 1998). Leur fréquence croissante, ces dernières décennies, est à mettre en lien avec la diffusion des usages de substances psychoactives dans toutes les catégories de population, particulièrement les plus vulnérables (Fédération Addiction, 2019).
Diagnostiquer ces troubles concomitants est indispensable pour instaurer les traitements combinés et intégrés permettant une amélioration sur les deux versants d’une pathologie globale. Ne traiter que l’addiction peut aggraver les troubles psychiatriques du fait de la fonction adaptative voire auto-thérapeutique que peut avoir le recours à des substances psychoactives (Morel, Fontaine, Hervé, 2003). Il est fréquent en effet que la consommation de drogues constitue pour le sujet un moyen de tenter de contrôler des symptômes psychopathologiques sous-jacents (l’angoisse par les opiacés ou le cannabis, l’inhibition par l’alcool ou les psychostimulants, la dépression par la cocaïne, etc…
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