Chapitre 26. Prison et addictions
- Par Laurent Michel
- et Alain Morel
Pages 327 à 344
Citer ce chapitre
- MICHEL, Laurent
- et MOREL, Alain,
- MOREL, Alain
- et COUTERON, Jean-Pierre,
- Michel, Laurent.
- et al.
- Michel, L.
- et Morel, A.
- A. Morel
- et J. Couteron
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2019.01.0327
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- Michel, L.
- et Morel, A.
- A. Morel
- et J. Couteron
- Michel, Laurent.
- et al.
- MICHEL, Laurent
- et MOREL, Alain,
- MOREL, Alain
- et COUTERON, Jean-Pierre,
https://doi.org/10.3917/dunod.morel.2019.01.0327
Notes
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[1]
Statistiques mensuelles des personnes écrouées et détenues en France au 1er avril 2018, Bureau des statistiques et des études (SDME - Me5), Direction de l’Administration Pénitentiaire.
-
[2]
Voir le document de synthèse de la Fédération Addiction « CSAPA référents en milieu pénitentiaire », mai 2019.
-
[3]
Le guide méthodologique relatif à la prise en charge sanitaire des personnes placées sous main de justice rappelle le cadre d’intervention sanitaire Il a été actualisé en 2017 et rappelle notamment les protocoles prévus pour la réduction des risques infectieux : http://circulaires.legifrance.gouv.fr/pdf/2018/01/cir_42889.pdf
- [4]
-
[5]
Instruction DGS/MC2/DGOS/R4 du 17 novembre 2010 relative à l’organisation de la prise en charge des addictions en détention.
Le 1er novembre 2018, le chiffre de 70 708 personnes détenues dans les prisons françaises a été atteint, établissant un triste record. Alors que la population carcérale baisse dans l’ensemble de l’Europe (baisse de 19,4 % entre 2005 et 2015 selon l’enquête SPACE du Conseil de l’Europe), notamment en Europe occidentale, la population carcérale française continue de croître (hausse de 13,8 % entre 2005 et 2015). Cette inflation carcérale, qui se traduit aussi par une politique encore récemment relancée de construction de nouveaux établissements pénitentiaires (15 000 places d’ici 2027), est à contre-courant du reste de l’Europe et se fait aux dépens des conditions de détention : la surpopulation carcérale est en moyenne de 118 %, atteignant 141 % dans les maisons d’arrêts, dépassant 200 % dans plusieurs établissements et 1 472 détenus dorment officiellement sur des matelas posés au sol.
Cette surpopulation conditionne non seulement la vie quotidienne des détenus, leur disponibilité à se soigner, mais aussi les conditions d’exercice des professionnels sanitaires, pénitentiaires ou autres. Leur nombre n’est pas ajusté à leurs différentes missions : les mouvements de détenus pour accéder aux lieux de soins sont plus difficiles, les tensions s’exacerbent, les missions de chacun sont limitées aux priorités, souvent au détriment de la prise en compte des addictions et des actions de prévention. Un travail effectué au plan européen a ainsi montré que le niveau d’accessibilité des outils de réduction des risques infectieux en prison était inversement corrélé à la surpopulation carcérale (PRIDE Europe)…
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