3. Un peu plus loin : le système solaire
- Par Vincent Bugeat
Pages 83 à 117
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- BUGEAT, Vincent,
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- Bugeat, V.
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Dans ce qui suit, nous allons nous intéresser à une question très souvent oubliée ou négligée dans bien des ouvrages élémentaires d’astronomie : pourquoi ne peut-on pas faire un schéma réaliste qui représente notre système planétaire ? Ce qui nous amènera au constat du titre de ce paragraphe.
Pour la plupart des représentations du système solaire, on est devant un schéma ressemblant peu ou prou à la figure 3.1 (en haut). Ce type de schéma n’est pas faux en soi, mais son défaut principal est de ne pas expliciter les choix faits, et donc de donner une image très éloignée de la réalité de notre environnement planétaire.
Partons de ce qui est en général correct dans ces schémas : les tailles des planètes, de la plus petite (Mercure) à la plus grosse (Jupiter). Le problème qu’on doit résoudre, c’est de choisir une échelle suffisamment grande pour figurer correctement Mercure, mais pas trop pour que Jupiter ne devienne pas énorme à cette échelle. On le comprendra facilement en comparant les tailles de Mercure et de Jupiter : ce dernier est 29,3 fois plus grand que le premier. Avec Mercure d’un diamètre de 1 mm, Jupiter aura alors un diamètre d’un peu moins de 3 cm. Pas très simple graphiquement (quels détails peut-on mettre sur un disque de 1 mm ?), mais faisable ; à la même échelle, la Terre aura un diamètre de 2,6 mm.
Mais les vraies difficultés commencent quand on veut représenter, sur le même schéma, les distances des diverses planètes au Soleil. Prenons un exemple, la Terre : si son diamètre est celui évoqué ci-dessus, 2,6 mm, alors sa distance au Soleil sera de… 30 m …
Date de mise en ligne : 27/03/2025