XI. Destruction des emplois par l’IA[D]
- Par Axel Cypel
Pages 253 à 263
Citer ce chapitre
- CYPEL, Axel,
- Cypel, Axel.
- Cypel, A.
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- Cypel, A.
- Cypel, Axel.
- CYPEL, Axel,
Notes
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[1]
Acronyme désignant la « Robotic Process Automation ». Il s’agit d’une automatisation de tâches répétitives effectuées sur un ordinateur. Après enregistrement des diverses actions à mener pour réaliser le résultat, le programme reproduit le processus tout seul. On ne peut pas parler d’innovation, car cela existe depuis la naissance de l’informatique, mais le RPA est à la mode tant sont dorénavant nombreux les processus effectués à partir d’ordinateurs. Enfin, pour le moment, le RPA n’est pas de l’IA : il n’y a pas apprentissage automatique des étapes du processus à automatiser.
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[2]
Comment ne pas saisir cette bienheureuse coïncidence, fruit de la rencontre improbable entre une parenthèse de philosophie sartrienne et une question d’économie générale, pour renvoyer à la lecture de L’Homme inutile, [13], de Pierre-Noël Giraud ?
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[3]
Ne manque, à cette litanie rose barbe-à-papa, que l’haâarmonie...
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[4]
Relation avec un autre mythe, celui de Pygmalion.
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[5]
La fin de l’âge d’or, hein, pas le transhumanisme !
-
[6]
Par ailleurs, le niveau intellectuel ne constitue pas le seul paramètre : l’âge influe également. On peut très bien être très intelligent, mais renâcler devant l’apprentissage d’une nouvelle langue, d’une nouvelle méthode. Les facilités à 50 ans ne sont pas celles de la vingtaine... J’en veux pour preuve, largement partagée, des personnes âgées à la réflexion intacte mais qui se retrouvent démunies face à une nouvelle technologie.
-
[7]
Afin qu’il n’y ait pas ambiguïté, utilisons une comparaison triviale : cette limite serait de même nature que la taille, par exemple. Si l’on ne donne du travail qu’aux personnes mesurant plus d’1 m 70, tous ceux qui n’atteindront jamais cette taille (parce que leur constitution physique ne le permet intrinsèquement pas) se retrouveraient au chômage.
-
[8]
Ne nous laissons pas abuser : il existe une différence entre les logiciels gratuits que mettent à disposition les GAFAM et leurs prestations pour réaliser, chez leurs clients, des développements d’IA. Ces missions, vendues à prix d’or, incluent l’utilisation du logiciel et toute la couche d’intelligence, artificielle et bien humaine, qui va autour !
Non, la caissière ne sera pas remplacée par un robot..., simplement il
n’y aura plus de caisse ! Dans ce chapitre, on discourra de : Schumpeter,
Terminator, AlphaGo, formation, éthique et transhumanisme.
Avis de tempête sur l’emploi ? Vrai, l’IA souffle avec force vent mais, pour
un artefact vanté pour sa capacité prédictive, elle reste bien muette quant à ses
impacts réels sur le marché du travail. En vérité, voir l’avenir reste l’activité
humaine la plus délicate.
Etude liminaire des vraies-fausses prophéties (à moins que ce ne soit le
contraire ?).
Souvenons-nous d’une chose avant d’aborder ce délicat sujet : l’IA,
en termes d’impact sur les processus, fait partie de la grande famille de
l’automatisation, un phénomène connu dans l’industrie depuis plus de cent
ans. Du côté des émanations de l’informatique, un coup d’œil dans le
rétroviseur nous montre, d’autre part, l’essor du do it yourself, propre à
la vague de digitalisation accompagnant l’accès à internet. Ce phénomène
contribue naturellement à réduire la masse salariale puisqu’il vous transfère
le travail qui n’est plus réalisé par une entreprise ou une administration, sous
couvert d’une prétendue praticité à la « on n’est jamais si bien servi que par
soi-même ». Il y a vraiment peu de chance que l’IA aille dans un sens contraire.
Comment se faire une religion sur le potentiel destructeur d’emplois
de l’IA ? Précisons d’emblée de quoi on parle : une gentille IA, pas un
robot Terminator conscient, non, juste un ordinateur dont les algorithmes
d’apprentissage sont suffisamment performants pour produire des comportements qualifiables d’« intelligents »…
Date de mise en ligne : 01/07/2024
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