Chapitre d’ouvrage

XII. Le monopole des GAFAM[D]

Pages 265 à 282

Citer ce chapitre


  • Cypel, A.
(2020). XII. Le monopole des GAFAM[D] Au cœur de l'intelligence artificielle : Des algorithmes à l'IA forte (p. 265-282). De Boeck Supérieur. https://stm.cairn.info/au-coeur-de-l-intelligence-artificielle--9782807331846-page-265?lang=fr.

  • Cypel, Axel.
« XII. Le monopole des GAFAM[D] ». Au cœur de l'intelligence artificielle Des algorithmes à l'IA forte, De Boeck Supérieur, 2020. p.265-282. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/au-coeur-de-l-intelligence-artificielle--9782807331846-page-265?lang=fr.

  • CYPEL, Axel,
2020. XII. Le monopole des GAFAM[D] In : Au cœur de l'intelligence artificielle Des algorithmes à l'IA forte. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Hors collection Sciences, p.265-282. URL : https://stm.cairn.info/au-coeur-de-l-intelligence-artificielle--9782807331846-page-265?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Conférence intitulée « Voyage vers le futur, mon entreprise en 2030 », disponible à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=xxOh4ATAREg
  • [2]
    Que je n’ai jamais publié, pensant le garder pour moi-même au cas où il me viendrait un jour l’envie de devenir riche.
  • [3]
    J’aimerais, au passage, rajouter qu’il existe d’autres critères que « mieux » et « moins cher » dont on serait bien inspiré de prendre la mesure rapidement : « meilleur écologiquement », « meilleur éthiquement » en sont d’autres, qui parlent d’eux-mêmes.
  • [4]
    Cela s’analyse bien sûr en termes plus classiques : le phénomène du premier qui remporte la mise équivaut au fait que cet acteur empêche la concurrence de s’installer, ce qui n’est pas sans rappeler les barrières à l’entrée de l’économie industrielle. Dans le domaine du numérique, la barrière à l’entrée provient non plus de l’existence de coûts prohibitifs pour installer une nouvelle société ou de l’existence de barrières à la sortie, mais du fait que détrôner, dans l’esprit des clients, la référence qu’est devenu le premier est quasiment impossible.
  • [5]
    Cette vision, propre à la société de consommation de masse, se place tacitement dans une optique comprenant un postulat d’infinitude des ressources.
  • [6]
    Amazon Web Services, la filiale qui s’occupe de commercialiser et gérer le cloud.
  • [7]
    Sans avoir besoin de faire la guerre, s’entend.
  • [8]
    « Abuser » est le terme consacré.
  • [9]
    Ne serait-ce que pour créer des filtres anti-spams décents.
  • [10]
    Expliquant les annonces fracassantes à base d’IA qui conduiraient des voitures autonomes pour après-demain. Selon toute vraisemblance, les déclarations d’Uber visent plus à faire montrer son cours de bourse (et à engranger des profits financiers considérables) qu’à autre chose. A chaque époque ses pratiques. Avant, on annonçait qu’on allait virer des gens et le cours de bourse grimpait. Sans doute la technique ne fait plus autant recette et il faut bien en trouver d’autres... Il faut dire qu’Uber n’a pas vraiment de salarié, et donc pas grand monde à virer !
  • [11]
    Le « village global » n’est, en réalité, que le village des repus disposant d’une connexion internet. Les téléphones portables ont toutefois contribué à répandre une utilisation plus commune et accessible d’internet.
  • [12]
    Enfin, l’entreprise qui l’emploie, pour lever toute ambiguïté.
  • [13]
    La conversion de la parole en écrit.
  • [14]
    Hélas supprimée de Youtube.
  • [15]
    La méthode du fameux « PageRank », l’algorithme initial de Google, qui indexe les documents sur la fréquence de citation plutôt que sur les mots qu’ils contiennent : un classement de la reconnaissance de vos contenus par les autres, ou encore en un mot, de votre réputation.

Nous partirons d’un sujet pas du tout polémique – de la viabilité des géants du numérique – pour nous intéresser à l’un des dangers qu’ils suscitent : l’accession à la position monopolistique.
L’autre jour, je visionnai une vidéo de Joël de Rosnay sur le management du futur (l’entreprise de 2030) dont la thèse principale est qu’elle sera une plate-forme, avec tout ce que cela signifie (je vous renvoie à l’originale). L’orateur en profitait pour expliquer également la méthode avec laquelle les GAFA ont connu la croissance fulgurante que l’on sait : « en se positionnant comme une fine couche sur les producteurs (où sont les coûts) pour toucher la multitude des gens (où est l’argent) ».
Rassuré de voir qu’il ne s’agissait que d’une instance de mon célèbre théorème de l’enrichissement – à savoir : les fortunes de nos jours se constituent en gagnant 1 euro sur 10 millions de personnes (donc potentiellement avec une idée complètement bidon) plutôt qu’en gagnant 10 millions d’euros sur une personne (où, là, cela oblige d’avoir vraiment quelque chose à vendre) – il y avait malgré tout un goût d’inachevé dans cette constatation.
La question que je me posais alors, après avoir regardé la vidéo, fut : est-ce un modèle viable ? Cette déconnexion entre la sphère de distribution et de production, qui a fait la fortune des GAFA, est-elle pérenne ? Car il faut bien que quelqu’un imprime des livres pour qu’un Amazon les distribue ! Il faut bien que quelqu’un possède la propriété d’immeubles pour qu’AirBnB vous propose de les louer…


Date de mise en ligne : 01/07/2024

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