Chapitre 3. Les mécanismes à l’œuvre dans la diversification du monde vivant
Pages 47 à 77
Citer ce chapitre
- LÉVÊQUE, Christian
- et MOUNOLOU, Jean-Claude,
- Lévêque, Christian.
- et al.
- Lévêque, C.
- et Mounolou, J.-C.
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- Lévêque, C.
- et Mounolou, J.-C.
- Lévêque, Christian.
- et al.
- LÉVÊQUE, Christian
- et MOUNOLOU, Jean-Claude,
La diversité du monde vivant ne cesse de nous étonner. Mais les hypothèses expliquant son origine ont beaucoup évolué depuis que l’homme s’interroge sur ce qu’est la vie. Cette question nous renvoie en réalité à nos propres origines. La religion chrétienne avait apporté un semblant de réponse : le monde a été créé par Dieu il y a environ 10 000 ans. Ainsi, à la fin du xviiie siècle, Cuvier était encore un partisan du créationnisme (les êtres vivants sont la réplique fidèle de ceux qui ont été créés par Dieu) et Buffon fut un défenseur de la théorie de la génération spontanée. C’est Lamarck, au début du xixe siècle, qui développa l’idée selon laquelle les espèces se transforment en d’autres espèces. Mais le transformisme de Lamarck est teinté de finalisme : il y a une « force interne » qui pousse les organismes à s’adapter aux changements du milieu et ces transformations sont transmises à la descendance. Darwin, dans l’Origine des espèces en 1859, emprunte certaines des idées de Lamarck mais réfute le finalisme en privilégiant le principe de la sélection naturelle : la compétition sélectionne les individus les plus aptes dans un environnement donné. Cependant, malgré sa vision prémonitoire de l’évolution, Darwin n’a pas apporté de preuves irréfutables, à son époque, pour étayer ses réflexions sur l’origine de la vie.Pasteur, à l’époque où Darwin développait sa théorie de l’évolution, démontrait par ses expériences sur la stérilisation que la vie ne peut être générée spontanément par la matière inanimée…
Date de mise en ligne : 04/10/2023
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