Chapitre 5. Maladies infectieuses et évolution humaine
- Par Samuel Alizon
Pages 153 à 184
Citer ce chapitre
- ALIZON, Samuel,
- Alizon, Samuel.
- Alizon, S.
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- Alizon, S.
- Alizon, Samuel.
- ALIZON, Samuel,
Notes
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[1]
Pour un génome maternel donné, il existe plusieurs millions d’ovules différents. En effet, il n’y a qu’un seul chromosome de chacune des 23 paires dans chaque ovule (ou gamète), ce qui fait 223 = 8 388 608 combinaisons possibles. Comme il en est de même pour les spermatozoïdes, il faut multiplier ce nombre par lui-même pour avoir le nombre total de génomes enfants possibles, soit un peu plus de sept mille milliards.
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[2]
Le lait de vache contiendrait des facteurs de croissance.
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[3]
Pour être exhaustifs, précisons que certains évolutionnistes étudient l’évolution culturelle et qu’ils s’affranchissent ainsi de la nécessité d’attribuer une base génétique aux traits : il suffit de montrer que les traits sont transmis à la génération suivante. Pour caricaturer, l’optimum évolutif en sélection culturelle n’est plus d’avoir de nombreux descendants mais de transmettre ses idées au plus grand nombre de personnes. On retrouve d’ailleurs ici beaucoup d’idées issues de l’épidémiologie.
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[4]
Sur ce sujet, on pourra lire le livre de Stéphane Beaud, Traîtres à la nation ? Un autre regard sur la grève des Bleus en Afrique du Sud, La Découverte, 2011.
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[5]
À noter que certains mauvais esprits, dont le quotidien 20 minutes, ont fait remarquer que ce forfait avait empêché Lassana Diarra de prendre part à un contrôle antidopage « inopiné ».
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[6]
Des molécules produites par des cellules immunitaires appelées chemiokines peuvent se fixer sur ces récepteurs et ce faisant entraînent une réponse physiologique de la cellule.
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[7]
À noter que Timothy Brown est hétérozygote pour cet allèle.
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[8]
En biologie, une chimère est un organisme dont une partie des cellules a une origine génétique différente. Ainsi, les cellules sanguines produites à la suite d’une greffe de moelle osseuse portent l’information génétique du donneur et non celle du receveur. D’où la nécessité pour le receveur de suivre un traitement immunosuppresseur afin d’éviter les réactions de rejet.
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[9]
Les résultats négatifs ont tendance à ne pas être publiés, ce qui génère des biais quand on veut déterminer la généralité d’un résultat. Dans le cas de la mutation CCR5-Δ32, son effet sur la santé et sa médiatisation font qu’il est très probable que la plupart des laboratoires travaillant sur le génome humain ont dû tenter de détecter des traces de sélection naturelle sur cet allèle.
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[10]
La revue a publié plus de 2 500 articles en biologie de l’évolution en 2013, soit environ 200 par mois. À titre de comparaison, le journal de la société européenne de biologie de l’évolution (Journal of Evolutionary Biology) en publie environ 20 par mois.
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[11]
Voir Thomas Pradeu, Les Limites du soi : immunologie et identité biologique, op. cit.
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[12]
Voir Ni Dieu ni gène, op. cit.
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[13]
Si pour un gène on a deux allèles A et B de fréquence fA et fB, alors on s’attend à avoir une fréquence \(f_{A}^{2}\) d’individus homozygotes AA, \(f_{B}^{2}\) d’homozygotes BB et (1 – fA) × (1 – fB) d’hétérozygotes. Quand on s’éloigne de ce ratio dit de Hardy-Weinberg, il y a des chances que de la sélection naturelle soit en action sur ces allèles.
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[14]
Il existe plusieurs types de parthénogenèses et elles se différencient selon que les œufs (non fécondés) des femelles ne donnent naissance qu’à des femelles (thélytoque) ou qu’à des mâles (arrhénotoque, le cas des abeilles). Pour être complet, si les œufs fécondés peuvent donner des mâles et des femelles on parle de parthénogenèse deutérotoque (chez des crustacés ou des amphibiens).
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[15]
Le deuxième concile de Constantinople en 553 se trouverait plus en phase avec les connaissances biologiques actuelles s’il avait tiré comme conclusion de la virginité perpétuelle de Marie que Jésus était probablement une femme. En effet, les parthénogenèses arrhénotoque ou deutérotoque semblent plus compliquées et plus délétères pour les Mammifères.
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[16]
Il existe d’autres avantages à la reproduction sexuée tels que la possibilité de se débarrasser des allèles délétères. Sur le sujet, on pourra visionner la conférence de Pierre-Henri Gouyon intitulée « Aux origines de la sexualité » à l’Agora des Savoirs de Montpellier.
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[17]
Alors que pour la gonorrhée, qui est aussi une IST bactérienne mais contre laquelle il n’existe pas de mémoire immunitaire, on n’observe pas de telles oscillations de prévalence.
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[18]
Médicaments coupant la fièvre.
Parler d’évolution humaine est un bon moyen pour se brouiller avec tout le monde. D’un côté, il y a ceux qui considèrent que l’homme n’évolue plus. Cette assertion est stupide. L’évolution humaine, ce sont des brassages et des changements de fréquence d’allèles de gènes à chaque génération. Chaque enfant porte deux allèles pour chacun de ses gènes, un allèle* maternel et un allèle paternel, et tous les êtres humains ne se reproduisent pas également. Autrement dit, certains allèles sont forcément plus représentés d’une génération à la suivante et d’autres allèles sont moins représentés. Il existe aussi des mutations, qui créent de nouveaux allèles. Même en adoptant une vision fixiste où tous les individus auraient le même nombre de descendants et où les mutations n’existeraient pas, il n’en resterait pas moins que même dans les familles très nombreuses deux enfants n’auront jamais exactement le même génome. Vu que les populations humaines ne sont pas infinies, il est certain qu’une génération ne ressemblera pas à la précédente. L’évolution humaine est donc un processus inéluctable à moins d’envisager un scénario eugéniste où le contrôle des naissances serait total comme dans le film de science-fiction Bienvenue à Gattacca.
À l’autre extrémité, il y a ceux qui sont évidemment d’accord avec l’idée que l’homme évolue mais qui vont plus loin en disant que la sélection naturelle agit sur l’homme et ses comportements. Et là il convient de prendre beaucoup plus de précautions car autant l’évolution humaine est un processus évident, autant démontrer l’action de la sélection naturelle sur un caractère donné est compliqué…
Date de mise en ligne : 17/01/2024
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