Chapitre 6. Vers des traitements evolution-proof
- Par Samuel Alizon
Pages 185 à 216
Citer ce chapitre
- ALIZON, Samuel,
- Alizon, Samuel.
- Alizon, S.
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- Alizon, S.
- Alizon, Samuel.
- ALIZON, Samuel,
Notes
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[1]
Encore une fois, pour plus de détails on pourra se référer au livre de Philippe Pignarre Le Grand Secret de l’industrie pharmaceutique, op. cit.
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[2]
Définir le vivant est une question centrale en épistémologie. Les virus sont à la frontière du vivant. Le fait qu’ils puissent avoir des stades de vie libre et qu’ils aient un génome les range parmi les organismes vivants. Toutefois, ils ne peuvent rien sans la machinerie de leur hôte, ce qui crée un débat dans la communauté. D’aucuns comme Patrick Forterre et Jean-Michel Claverie considèrent que les virus sont bien vivants lorsqu’ils prennent le contrôle du noyau de la cellule hôte et que se concentrer sur les virions (les stades de vie libre) c’est un peu comme étudier un gamète (spermatozoïde ou ovule) pour comprendre l’homme. Enfin, la découverte de nombreux « virus géants » ces dernières années par l’équipe de Jean-Michel Claverie à Marseille vient battre un peu plus en brèche la vision des virus comme êtres inanimés. D’autant plus que ces virus géants peuvent eux-mêmes être parasités par d’autres virus lorsqu’ils infectent une cellule hôte !
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[3]
Le second centre est l’institut Hirszfeld d’immunologie et de thérapie expérimentale à Wrocław en Pologne.
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[4]
Voir Le Grand Secret de l’industrie pharmaceutique, op. cit.
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[5]
Aujourd’hui, les recherches portent moins sur le développement d’antibiotiques disposant d’une gamme d’action très large. L’idée est plutôt d’avoir des médicaments plus ciblés afin de préserver la flore résidente.
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[6]
À la décharge des expérimentateurs, il faut avouer qu’il ne sert à rien de relâcher les moustiques dans les régions où ils sont rares. De plus, l’utilisation d’insectes génétiquement modifiés pour être stériles a été testée aux États-Unis pour lutter contre le ver rose du cotonnier (un ravageur des cultures de coton) avec des lâchers de millions de chenilles stériles par semaine.
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[7]
Trop gros pour sombrer.
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[8]
L’autre raison est que les antibiotiques modifient la flore commensale des animaux conduisant à une augmentation spectaculaire de leur masse musculaire. Ceci pourrait être lié au fait que les individus n’ont plus à « nourrir » leur flore bactérienne. En contrepartie, l’absence de cette flore les rend aussi plus vulnérables aux infections.
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[9]
Pour compliquer le tout, la virulence dépend aussi de l’environnement de l’hôte. Pour prendre un exemple caricatural, certains parasites seront plus virulents s’il fait chaud tandis que d’autres seront plus virulents s’il fait froid.
Du fait de la grande taille de leurs populations et de leurs temps de génération courts, les parasites évoluent rapidement et s’adaptent ainsi aux défenses de leurs hôtes et, plus généralement, aux variations de leur environnement. Campagnes de vaccination, diffusion large de traitements… les politiques de santé contribuent à définir cet environnement et donc à façonner les parasites auxquels nous sommes exposés : elles participent ainsi de la course aux armements dans laquelle hôtes et parasites sont engagés. Or le cas des antibiotiques, par exemple, illustre les risques d’une telle stratégie. Par ailleurs, il n’est pas raisonnable de penser que les découvertes de nouvelles molécules peuvent suivre le rythme de l’évolution microbienne : rien ne vient réduire la vitesse évolutive des parasites, leur budget de recherche n’est jamais compromis par le poids des budgets de communication et des dividendes à verser aux actionnaires… Et tandis que nous parvenons à éradiquer certains parasites, comme le poxvirus de la variole, d’autres émergent, comme le VIH.
Mais ce constat ne doit pas nous amener à nous résigner à subir nos parasites !
De nouvelles pistes sont aujourd’hui explorées pour s’attaquer aux effets délétères des parasites plutôt qu’aux parasites eux-mêmes. Les disciplines scientifiques que sont la biologie de l’évolution et l’écologie apportent des éclairages sur les ressources et les risques de ces approches.
Les bactéries qui nous parasitent sont elles-mêmes exploitées par un type de virus particulier, les bactériophages, aussi appelés phages…
Date de mise en ligne : 17/01/2024
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