Utilisation de médiateurs chimiques dans le contrôle des insectes et la protection des cultures
- Par Olivier Guerret
Pages 95 à 104
Citer ce chapitre
- GUERRET, Olivier,
- BERNARD, Jean-Louis,
- BOUTTET, Delphine,
- Sous la direction de OLIVIER, Danièle,
- BROUTIN, Nicolas,
- RIGNY, Paul,
- CAQUET, Thierry,
- DEMARLE, Olivier,
- FOUGEROUX, André,
- GUERRET, Olivier,
- KÉPÈS, François,
- LE BUANEC, Bernard,
- LE DÉAUT, Jean-Yves,
- RABILLOUD, Benoît,
- REGNAULT-ROGER, Catherine,
- SAINDRENAN, Patrick,
- SAINT MACARY, Emmanuelle
- et SENG, Jean-Marc,
- Guerret, Olivier.
- Guerret, O.
- J. Bernard,
- D. Bouttet,
- Sous la direction de D. Olivier,
- N. Broutin,
- P. Rigny,
- T. Caquet,
- O. Demarle,
- A. Fougeroux,
- O. Guerret,
- F. Képès,
- B. Le Buanec,
- J. Le Déaut,
- B. Rabilloud,
- C. Regnault-Roger,
- P. Saindrenan,
- E. Saint Macary
- et J. Seng
https://doi.org/10.3917/edp.olivi.2022.01.0095
Citer ce chapitre
- Guerret, O.
- J. Bernard,
- D. Bouttet,
- Sous la direction de D. Olivier,
- N. Broutin,
- P. Rigny,
- T. Caquet,
- O. Demarle,
- A. Fougeroux,
- O. Guerret,
- F. Képès,
- B. Le Buanec,
- J. Le Déaut,
- B. Rabilloud,
- C. Regnault-Roger,
- P. Saindrenan,
- E. Saint Macary
- et J. Seng
- Guerret, Olivier.
- GUERRET, Olivier,
- BERNARD, Jean-Louis,
- BOUTTET, Delphine,
- Sous la direction de OLIVIER, Danièle,
- BROUTIN, Nicolas,
- RIGNY, Paul,
- CAQUET, Thierry,
- DEMARLE, Olivier,
- FOUGEROUX, André,
- GUERRET, Olivier,
- KÉPÈS, François,
- LE BUANEC, Bernard,
- LE DÉAUT, Jean-Yves,
- RABILLOUD, Benoît,
- REGNAULT-ROGER, Catherine,
- SAINDRENAN, Patrick,
- SAINT MACARY, Emmanuelle
- et SENG, Jean-Marc,
https://doi.org/10.3917/edp.olivi.2022.01.0095
Notes
-
[1]
Ensemble de méthodes de protection des végétaux basé sur l’utilisation de mécanismes naturels.
-
[2]
Molécules chimiques émises par un individu et qui induisent un comportement particulier chez un autre individu de la même espèce, notamment sur le comportement sexuel.
-
[3]
Préparations destinées à protéger les végétaux et les produits de culture.
-
[4]
Description des impuretés connue et inconnue qui sont présentes dans une nouvelle substance médicamenteuse.
-
[5]
Lieu de vie défini par des caractéristiques physiques et chimiques déterminées relativement uniformes.
-
[6]
Désigne un modèle cohérent s›appuyant sur une base théorique définie.
-
[7]
Substance émise dans l’environnement par un organisme, qui joue le rôle de signal chimique entre individus d’une même espèce ou entre individus d’espèces différentes.
-
[8]
Molécule contenant trois doubles liaisons carbone-carbone.
-
[9]
Molécule contenant deux doubles liaisons carbone-carbone.
-
[10]
Molécule de masse moléculaire élevée constituée d’un enchaînement d’un grand nombre d’unités de répétition.
-
[11]
Molécules qui ont une moitié hydrophile et une moitié hydrophobe.
-
[12]
Polytéréphtalate d’éthylène.
-
[13]
Synthèse dans un seul milieu réactionnel.
-
[14]
Différence absolue entre la fraction molaire des deux isomères.
La Tuta absoluta, parasite originaire d’Amérique du Sud mais maintenant répandu en Europe, attaque les cultures de tomates ou autres solanacées. M2I a développé un produit basé sur les phéromones que l’entreprise synthétise pour lutter contre ces populations par confusion sexuelle. Ce produit qui vient juste d’être homologué en biocontrôle va servir de fil conducteur au présent chapitre. C’est un produit utilisé pour lutter contre la mineuse de la tomate, et c’est un véritable concentré d’innovation. Le groupe M2I qui porte ce nouveau produit a été fondé en 2012, tout récemment (Figure 1). À l’époque, on ne parlait pas de biocontrôle puisque le tout chimique était privilégié… et les choses ont beaucoup changé. Le groupe M2I a été créé à Lacq, dans un centre de recherche proche de Pau. En 2013, il a acquis une société de production de produits pharmaceutiques qui est devenue la société de production de phéromones du groupe.Les phéromones sont des phytopharmaceutiques et leur fabrication est soumise aux mêmes contraintes que celles appliquées aux produits pharmaceutiques, bien qu’elles ne fassent que reproduire exactement les molécules sécrétées par les insectes. Il faut ainsi leur définir un profil d’impureté particulier, un taux de pureté et un procédé déclarés aux agences réglementaires donc contrôlés régulièrement. C’est une situation tout à fait analogue à celle qui prévaut pour les médicaments, bien qu’il s’agisse in fine de produits de biocontrôle.
C’est en 2013 les opérations dans ce secteur des phéro-mones ont commencé, mais ce n’est qu’en 2018, qu’a été obtenue la première autorisation de mise sur le marché – et encore notre produit n’était-il pas identifié « agricole » mais « produit pour jardin », excluant tout risque pour l’agriculture…