Dignité
- Par Florence Gruat
Pages 156 à 158
Citer ce chapitre
- GRUAT, Florence,
- FORMARIER, Monique
- et JOVIC, Ljiljana,
- Gruat, Florence.
- Gruat, F.
- M. Formarier
- et L. Jovic
https://doi.org/10.3917/arsi.forma.2012.01.0156
Citer ce chapitre
- Gruat, F.
- M. Formarier
- et L. Jovic
- Gruat, Florence.
- GRUAT, Florence,
- FORMARIER, Monique
- et JOVIC, Ljiljana,
https://doi.org/10.3917/arsi.forma.2012.01.0156
Le concept de dignité apparaît dans de nombreux textes fondamentaux, principalement philosophiques, législatifs et déontologiques, concernant notamment l’exercice de la médecine et touchant au plus près des valeurs du soin à la personne. Depuis son émergence, la signification du mot et du concept ont beaucoup évolué en occident, tout au long de l’histoire, au gré de l’évolution politique et culturelle de nos sociétés. Ce concept reste à ce jour d’un abord complexe et sujet à controverse. Son utilisation, associée à une absence de consensus sociétal clair concernant son sens, est à l’origine, aujourd’hui encore, de délibérations et de nombreux malentendus.
Le concept de dignité appartient à la philosophie morale et politique.
L’étymologie grecque donne « axioma » comme synonyme strict de « dignitas » et signifie avant tout « ce que l’on juge convenable ». Les termes français « axiologie » (science des valeurs morales) et « axiome » sont directement dérivés de ce mot.
L’étymologie latine du mot dignité se réfère au mot féminin latin « dignitas », dont les traductions sont très nombreuses. Dignitas provient du verbe impersonnel « decet » et renvoie à la notion de convenance et de décence. Le verbe impersonnel decet signifie : « il est bienséant, il est convenable » Son participe présent « decens » signifie « conforme à la bienséance » et a donné décent. Au verbe « decet » correspond l’adjectif « dignus » signifiant « qui mérite » et d’où est issu l’adjectif français « digne »…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
18,00 €