Chapitre 7. Sur le terrain, différentes modalités d’intervention
- Par Geneviève Barnaud
- et Éliane Fustec
Pages 209 à 246
Citer ce chapitre
- BARNAUD, Geneviève
- et FUSTEC, Éliane,
- Barnaud, Geneviève.
- et al.
- Barnaud, G.
- et Fustec, É.
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- Barnaud, G.
- et Fustec, É.
- Barnaud, Geneviève.
- et al.
- BARNAUD, Geneviève
- et FUSTEC, Éliane,
La prise en compte des zones humides par des programmes de protection ou lors de la planification constitue une étape incontournable, mais souvent insuffisante quant à la sauvegarde de leur richesse écologique et de leurs fonctionnalités. Tout d’abord parce que le vivant est dynamique et cette évolution peut aller à l’encontre de l’objectif de protection qui se résume souvent au maintien et à l’amélioration de la situation d’espèces et/ou d’habitats retenus au moment de la désignation des lieux. Le statu quo, justifié dans un contexte de défense d’une nature menacée et en danger, soulève des questions scientifiques et philosophiques au sein d’un monde éminemment changeant.
On pourrait décider de laisser les espaces protégés évoluer à leur rythme sous l’influence des dynamiques naturelles et des facteurs anthropiques. En réalité, certains écosystèmes régulièrement touchés par des perturbations naturelles (crue décapante, tempête, incendie…) possèdent une particularité, dénommée résilience, c’est-à-dire une capacité à récupérer spontanément et au cours du temps un fonctionnement correct. Cette aptitude varie selon le type de zones humides, leur état, la nature et l’ampleur des impacts en cause et disparaît une fois dépassé un seuil de dégradation. Sous nos latitudes, les milieux humides, en constante interaction avec leur environnement, dépendent la plupart du temps d’activités humaines qui ont modelé la topographie, maîtrisé les écoulements, favorisé ou contrôlé des espèces végétales et animales…
Date de mise en ligne : 28/06/2023
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