2009.
Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé.
In :
Des quasars aux trous noirs.
Les Ulis :EDP Sciences.
Sciences & Histoire / Sciences & History,
p.53-100.
URL : https://stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
Collin-Zahn, Suzy.
« Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé ».
Des quasars aux trous noirs,
EDP Sciences,
2009.
p.53-100.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
Collin-Zahn, S.
(2009).
Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé.
Des quasars aux trous noirs
(p. 53-100).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
(2009).
Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé.
Des quasars aux trous noirs
(p. 53-100).
EDP Sciences.
https://stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
Collin-Zahn, Suzy.
« Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé ».
Des quasars aux trous noirs,
EDP Sciences,
2009.
p.53-100.
CAIRN.INFO, stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
COLLIN-ZAHN, Suzy,
2009.
Chapitre 3. Une découverte étrange qui nous fait remonter loin dans le passé.
In :
Des quasars aux trous noirs.
Les Ulis :EDP Sciences.
Sciences & Histoire / Sciences & History,
p.53-100.
URL : https://stm.cairn.info/des-quasars-aux-trous-noirs--9782759803347-page-53?lang=fr.
En effet, l’ionosphère, qui se trouve au dessus de l’atmosphère terrestre, est un gaz ionisé ou « plasma », et comme tel, renvoie vers le ciel les ondes électromagnétiques de fréquence inférieure à la « fréquence de plasma », qui correspondent à des longueurs d’onde supérieures à trente mètres. C’est d’ailleurs pour cette raison que le français Charles Nordmann qui chercha au début du xxe siècle, donc bien avant Jansky, à détecter des ondes radio en provenance du Soleil n’y parvint pas, car il travaillait à trop grande longueur d’onde.
Il ne faut pas croire qu’une telle collision est « instantanée », comme je l’ai vu écrit récemment dans un grand journal, elle dure à peu près cent millions d’années !
Le mot « nébuleuse » est utilisé ici pour « galaxie » ; c’est un vestige de l’époque relativement proche où l’on ne faisait pas la distinction entre ces deux types d’objets.
On aurait pourtant pu lui donner le nom de Lyman Spitzer qui s’est battu pour en imposer la construction et à qui, ironiquement, un autre télescope spatial a été dédié plus tard…
Lucette et Lucienne, que l’on voyait souvent ensemble, avaient été surnommées « les Rosettes », surnom qu’elles ont gardé toute leur vie. La plupart des astronomes en ignorent la raison ; pendant sa thèse de troisième cycle, l’une d’elles avait étudié la nébuleuse de la « Rosette ».
Vingt ans plus tard, on retrouvera une relation semblable entre la dispersion de vitesse et la luminosité de la partie sphéroïdale des galaxies, comme on le verra dans le chapitre 12.
Je rappelle qu’il s’agit de degrés absolus auxquels il faut enlever 273 pour obtenir des degrés centigrades. On appelle ces degrés « kelvin » et on les note par la lettre K.
Si on appelle mola masse de la particule, v sa vitesse, et c celle de la lumière, l’énergie de mouvement de la particule est égale à moc2 divisé par le facteur \(\sqrt{1-(\mathrm{v} / \mathrm{c}) r}\). On voit que si v/c se rapproche fortement de l’unité, l’énergie peut devenir extrêmement grande.
C’est une propriété de la nature que l’énergie minimum d’un système correspond à une équipartition (ou égale distribution) entre les différentes formes qu’elle peut prendre. Dans le cas des radiogalaxies, l’énergie est stockée d’une part dans les particules relativistes et d’autre part dans le champ magnétique. On détermine donc l’énergie minimum en supposant que ces deux formes d’énergie sont égales. Pour Cyg A, Burbidge trouvait ainsi 4 x 1053 joules et un champ magnétique modeste de 0,0002 gauss. Si le champ magnétique était plus grand, l’énergie stockée l’était également. Une incertitude provient aussi de la quantité de protons associés aux électrons produisant le rayonnement synchrotron. Le calcul postulait qu’il y avait autant de protons que d’électrons pour respecter la neutralité électrique qui existe dans l’Univers.
Cette « atmosphère » est au moins mille fois plus étendue que la source visible variable.
Comme je l’ai dit, l’étude des éruptions solaires m’avait donné le goût de l’étude des phénomènes explosifs et énergétiques. Elle orienta mon choix de recherche vers les quasars et les noyaux actifs de galaxies, les NAGs comme nous les avons appelés (en anglais, Active Galactic Nuclei, ou AGN). Le 1er juillet 1964 parut dans l’Astrophysical Journal, revue américaine un article qui décida du cours de ma recherche. Je ne le découvris que quelques mois plus tard. Il n’avait pourtant pas un titre bien accrocheur, puisqu’il s’intitulait sobrement « The quasi-stellar radio sources 3C 48 and 3C 273 », de Jesse Greenstein et Maarten Schmidt [41]. C’était la première fois que j’entendais ce nom barbare de « quasi-stellar radio sources », qui allait devenir bientôt simplement « quasars ». Revenons en arrière d’une vingtaine d’années. L’origine de la découverte vint d’une discipline nouvelle, la radio-astronomie : elle s’était développée dans les années quarante, hélas, pourrait-on dire, grâce à la Seconde Guerre mondiale. Le père de la radio-astronomie est un ingénieur de la compagnie Bell Telephone, Carl Jansky. Ayant construit une antenne travaillant à la longueur d’onde de 14,5 mètres pour détecter les interférences dans les émissions radio transatlantiques, il observa une émission d’ondes radio-électriques ayant la propriété d’augmenter puis de diminuer avec une périodicité d’un jour.Jansky attribua d’abord cette émission au Soleil, mais après plusieurs mois d’observations, il se rendit compte que la périodicité était en fait de 23 heures et 56 minutes et non de 24 heures…