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2. À la recherche des premières galaxies

Pages 7 à 10

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  • Berné, O.
(2023). 2. À la recherche des premières galaxies. Destination Orion : Voyage à bord du télescope James-Webb (p. 7-10). Dunod. https://stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-7?lang=fr.

  • Berné, Olivier.
« 2. À la recherche des premières galaxies ». Destination Orion Voyage à bord du télescope James-Webb, Dunod, 2023. p.7-10. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-7?lang=fr.

  • BERNÉ, Olivier,
2023. 2. À la recherche des premières galaxies. In : Destination Orion Voyage à bord du télescope James-Webb. Paris : Dunod. Hors collection, p.7-10. URL : https://stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-7?lang=fr.

Note et référence

  • [1]
    La première lumière que nous pouvons détecter est celle émise environ 300 000 ans après le Big Bang, au moment de ce qu’on appelle le « découplage », c’est-à-dire l’instant où l’Univers est devenu suffisamment froid pour que lumière et matière se séparent. Le satellite Planck, par exemple, a permis d’étudier ce signal lumineux (voir Dole H., Le côté obscur de l’Univers, Dunod, 2020).

Janvier 2014
Retour neuf ans en arrière, à la genèse de cette histoire. Après trois ans passés à l’étranger, je suis de retour à Toulouse en tant que chercheur au CNRS depuis deux ans. Une mission spatiale en préparation occupe les esprits des astronomes du monde entier, celle du télescope spatial James-Webb ou JWST, qui doit être lancé en 2018 par une fusée Ariane 5. JWST est tout simplement le plus grand observatoire jamais envoyé dans l’espace, et promet de révolutionner l’astronomie dans de nombreux domaines.
Pourquoi ? Pour le comprendre, il est nécessaire de revenir sur deux propriétés fondamentales du messager privilégié des astronomes : la lumière.
La première propriété de la lumière est tout simplement sa vitesse. Dans le vide, elle est fixe et vaut c = 299 792 kilomètres par seconde. Cette donnée paraît purement factuelle, mais elle a des conséquences vertigineuses : cela signifie que le signal d’un astre situé à 299 792 kilomètres met une seconde à nous parvenir. Que la lumière qui nous vient de la Lune, située à environ 380 000 kilomètres de la Terre, met un peu moins de deux secondes à arriver sur Terre. Que celle du Soleil arrive approximativement huit minutes après avoir été émise. Oui, si le Soleil s’éteignait soudainement, nous ne nous en rendrions compte que huit minutes plus tard… Il faut se faire à cette mécanique : en astronomie, nous ne voyons pas les objets tels qu’ils sont, mais tels qu’ils étaient dans le passé. Et plus ils sont loin, plus nous remontons dans le temps…


Date de mise en ligne : 11/12/2023

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