Chapitre d’ouvrage

30. Dans la fabrique des images du JWST

Pages 96 à 98

Citer ce chapitre


  • Berné, O.
(2023). 30. Dans la fabrique des images du JWST. Destination Orion : Voyage à bord du télescope James-Webb (p. 96-98). Dunod. https://stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-96?lang=fr.

  • Berné, Olivier.
« 30. Dans la fabrique des images du JWST ». Destination Orion Voyage à bord du télescope James-Webb, Dunod, 2023. p.96-98. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-96?lang=fr.

  • BERNÉ, Olivier,
2023. 30. Dans la fabrique des images du JWST. In : Destination Orion Voyage à bord du télescope James-Webb. Paris : Dunod. Hors collection, p.96-98. URL : https://stm.cairn.info/destination-orion--9782100849789-page-96?lang=fr.

Note et référence

  • [1]
    Ce titre est emprunté à un article de David Larousserie, avec son aimable autorisation.

13 septembre 2022
Vingt-quatre heures, c’est le temps qu’il nous a fallu entre l’observation d’Orion et la diffusion de l’image finale de la nébuleuse. Vingt-quatre heures totalement frénétiques, lors desquelles nous avons visé notre objectif sans lever le nez de nos écrans. Mais il est probablement important de revenir sur les multiples étapes qui permettent d’arriver à ce résultat.
Lors de l’observation, le télescope pointe vers la nébuleuse, et la lumière qui en provient est capturée par les immenses miroirs du JWST, puis transmise à un détecteur. Ce détecteur convertit le signal lumineux en signal électrique, qui est enregistré dans la mémoire à bord. Plusieurs fois par jour, les données enregistrées sont envoyées sur Terre lors des contacts réalisés grâce au Deep Space Network, puis elles peuvent être analysées par les scientifiques. La mémoire du télescope est alors remise à zéro, pour collecter de nouvelles données jusqu’à la prochaine liaison avec la Terre.
Le signal brut reçu est loin de ressembler à l’image finale. Il s’agit d’images en noir et blanc, dans lesquelles on ne voit pas grand-chose (voir hors-texte, p. X). Elles contiennent en effet essentiellement le signal dû à l’émission infrarouge du télescope lui-même, et un signal résiduel des détecteurs. Globalement, on ne voit que du bruit de fond. Pour cette raison, le JWST observe régulièrement sa propre émission, c’est-à-dire qu’il fait une image avec les obturateurs fermés : il n’observe aucun objet astrophysique, juste son propre bruit de fond…


Date de mise en ligne : 11/12/2023

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