Avancées et débats sur la fin de vie
En France, après une loi de 2005 permettant le retrait des soins de support quand ils sont jugés disproportionnés, une loi de 2016 autorise la sédation profonde et continue en phase terminale. Après qu’une troisième conférence citoyenne sur la fin de vie a remis en mars 2023 un rapport favorable au suicide assisté, le président de la République a annoncé son intention de déposer un projet de loi.
Les pays d’Europe où l’on parle français expérimentent trois solutions différentes pour traiter le problème difficile de la fin de vie. Suivant l’exemple des Pays-Bas, la Belgique et le Luxembourg autorisent l’euthanasie sous certaines conditions. La Suisse, elle, tolère le suicide assisté, qui fait figure d’institution. En France, après une loi de 2005 permettant le retrait des soins de support quand ils sont jugés disproportionnés, une loi de 2016, sans aller jusqu’à reconnaître le droit à l’euthanasie ni celui au suicide assisté, autorise la sédation profonde et continue en phase terminale. Après qu’une troisième conférence citoyenne sur la fin de vie a remis en mars 2023 un rapport favorable au suicide assisté, le président de la République a annoncé son intention de déposer un projet de loi.
Dans le premier texte que nous présentons, une Française historienne du droit retrace la longue histoire du suicide assisté et de l’euthanasie depuis la Grèce antique. Un médecin spécialisé dans les soins palliatifs évoque ensuite toute la complexité de son métier. Une philosophe française expose avec méthode le cheminement que doit prendre, selon elle, une réflexion de qualité pour explorer les tenants et aboutissants de la question. Un juriste belge explique la genèse des lois de 2002 aux Pays-Bas et en Belgique et s’interroge sur les risques de dérive qu’elles entraînent, en particulier la banalisation de l’idée d’un supposé « droit à l’euthanasie ». Suivent un exposé de la pratique du suicide assisté en Suisse et la réflexion d’inspiration chrétienne d’une Française, médecin expérimentée…