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Chapitre 4. Changer le thérapeute. Communication, positionnement, collaboration

Pages 57 à 73

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  • Aïm, P.
(2015). Chapitre 4. Changer le thérapeute. Communication, positionnement, collaboration. Écouter, parler : soigner : Guide de communication et de psychothérapie à l'usage des soignants (p. 57-73). Vuibert. https://stm.cairn.info/ecouter-parler-soigner--9782843718137-page-57?lang=fr.

  • Aïm, Philippe.
« Chapitre 4. Changer le thérapeute. Communication, positionnement, collaboration ». Écouter, parler : soigner Guide de communication et de psychothérapie à l'usage des soignants, Vuibert, 2015. p.57-73. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/ecouter-parler-soigner--9782843718137-page-57?lang=fr.

  • AÏM, Philippe,
2015. Chapitre 4. Changer le thérapeute. Communication, positionnement, collaboration. In : Écouter, parler : soigner Guide de communication et de psychothérapie à l'usage des soignants. Paris : Vuibert. Sciences du soin, p.57-73. URL : https://stm.cairn.info/ecouter-parler-soigner--9782843718137-page-57?lang=fr.

Notes

  • [1]
    La proposition d’Erickson décrite en page 59 avait été ainsi déclinée comme sous-titre du congrès de la confédération francophone d’hypnose à Nantes en 2009.
  • [2]
    « Autorisez-vous à voir ce que vous ne vous autorisez pas à voir. »
  • [3]
    La désynchronisation entre les émotions, le langage et le comportement est d’ailleurs un des signes de la schizophrénie.
  • [4]
    Et même dans un coup de téléphone rassurant, donc sans présence physique, la façon de parler et d’écouter (c’est à dire la posture corporelle et relationnelle) du rassurant, davantage que le contenu lui-même du discours, aide le rassuré à s’apaiser (c’est-à-dire à opérer à son tour un mouvement corporel d’apaisement).
  • [5]
    Les personnes ne communiquant que par écrit (mail, SMS) ont parfois du mal à deviner les émotions, les intentions de l’autre. Selon l’humeur, le moment, la relation, un même message peut être interprété différemment. La ponctuation ne suffisant pas, un certain Scott Fahlam, chercheur en informatique, proposa à un groupe de discussion de son université, sur l’ancêtre d’Internet, en 1982, d’utiliser pour les messages à caractère humoristique le marqueur « :-) ». Les smileys/émoticônes sont de nos jours devenus quasi indispensables à la bonne compréhension de certains messages électroniques.

« Allow yourself to see what you don’t allow yourself to see. »
Faites l’expérience suivante : essayez de chanter une chanson comme Y’a d’la joie de Trenet, ou le générique de « L’île aux enfants », mais avec un air grave, sérieux, voire triste. Quelle est la réaction de ceux qui vous observent ?
Le langage digital est constitué par le contenu du discours, les mots et leurs sens. Le langage analogique comporte le langage paraverbal (le ton, la prosodie, le volume sonore) et le langage non verbal (mouvements du corps, posture, attitudes). Le langage digital peut se travestir plus ou moins facilement, nous pouvons changer ses mots et réciter un texte. Le langage analogique, lui, semble plus difficile à déguiser, plus spontané et plus révélateur a priori de notre inconscient.
Voilà d’ailleurs une des qualités des bons comédiens : ils savent rendre crédible leur langage analogique et être leur personnage. Posture non sans conséquences, puisqu’ils se disent souvent marqués par un personnage habité longtemps pour un rôle.
Quand le langage digital et l’analogique ne sont pas en accord, apparait un paradoxe pour celui qui observe ou est destinataire du message. Ce paradoxe n’est pas forcément évident à supporter, il faut en effet donner un sens à des messages contradictoires. Plusieurs issues sont donc possibles, j’en retiendrai quatre :l’humour. Beaucoup de formes d’humour sont basées sur la collision entre le langage digital et analogique, comme le souligne l’expérience plus haut et plus généralement entr…


Date de mise en ligne : 23/11/2022

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