Chapitre d’ouvrage

La partie et le tout dans les structures de la matière ou dialectique de l’émergence statique

Pages 229 à 242

Citer ce chapitre


  • Gayoso, J.
(2005). La partie et le tout dans les structures de la matière ou dialectique de l’émergence statique. Dans
  • L. Sève
  • et J. Guespin-Michel
Émergence, complexité et dialectique (p. 229-242). Odile Jacob. https://doi.org/10.3917/oj.seve.2005.01.0229.

  • Gayoso, José.
« La partie et le tout dans les structures de la matière ou dialectique de l’émergence statique ». Émergence, complexité et dialectique, Odile Jacob, 2005. p.229-242. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/emergence-complexite-et-dialectique--9782738116260-page-229?lang=fr.

  • GAYOSO, José,
2005. La partie et le tout dans les structures de la matière ou dialectique de l’émergence statique. In :
  • SÈVE, Lucien
  • et GUESPIN-MICHEL, Janine,
Émergence, complexité et dialectique. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.229-242. DOI : 10.3917/oj.seve.2005.01.0229. URL : https://stm.cairn.info/emergence-complexite-et-dialectique--9782738116260-page-229?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/oj.seve.2005.01.0229


Notes

  • [1]
    E. Morin, cité par A. Spire, La Pensée Prigogine, Desclée de Brouwer, Paris, 1999.
  • [2]
    Y. Bar Yam, Dynamics of complex systems, Studies in non-linearity, Perseus Books, Reading, 1997.
  • [3]
    P. Pascal, Ann. Chimie, 19, 5, 1910.
  • [4]
    P. Pascal, A. Pacault et J. Hoarau, Compt. Rend., 233, 1078, 1951.

Tout et partie : comme l’écrit Lucien Sève, « il y a obligation d’examiner avec une grande attention logico-philosophique ce couple catégoriel en apparence fort simple ». Nous espérons montrer qu’un tel examen peut éclairer le regard que nous portons sur les structures de la matière.
Les parties que nous allons considérer seront des entités réelles, ne résultant pas d’un découpage, plus ou moins arbitraire, du système étudié, que ce découpage soit physique ou mental. Elles peuvent posséder une existence autonome, antérieure à leur intégration au tout ; ou être engendrées par la dynamique interne de ce tout. Il doit exister, dans tous les cas, un ou plusieurs critères d’identification de ces parties. L’autonomie des parties par rapport au tout fait qu’une même partie peut entrer dans différents touts. La question se pose alors de savoir si cette partie possède un « noyau » stable invariant, reconnaissable dans les divers touts pouvant intégrer cette partie.
Par ailleurs, à moins de considérer l’univers dans sa totalité, ce qui serait illusoire et peut-être sans intérêt, les touts ne seront que des systèmes approximativement isolés. La pertinence de cet isolement suppose que les interactions et échanges entre les parties du tout soient prédominantes par rapport aux interactions et échanges de ces parties avec le reste de l’univers. Considérer qu’un système est un tout de parties procède d’une démarche réductionniste permettant d’extraire de l’interconnexion universelle des phénomène…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

https://doi.org/10.3917/oj.seve.2005.01.0229

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