Réseaux de régulation, boucles de rétroaction et dialectique
Pages 243 à 253
Citer ce chapitre
- GUESPIN-MICHEL, Janine,
- SÈVE, Lucien
- et GUESPIN-MICHEL, Janine,
- Guespin-Michel, Janine.
- Guespin-Michel, J.
- L. Sève
- et J. Guespin-Michel
https://doi.org/10.3917/oj.seve.2005.01.0243
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- Guespin-Michel, J.
- L. Sève
- et J. Guespin-Michel
- Guespin-Michel, Janine.
- GUESPIN-MICHEL, Janine,
- SÈVE, Lucien
- et GUESPIN-MICHEL, Janine,
https://doi.org/10.3917/oj.seve.2005.01.0243
Notes
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[1]
La caractéristique essentielle de ces programmes est de privilégier au maximum les recherches dites innovantes issues de la génomique et conduisant à des produits à haute valeur ajoutée pour les industries pharmaceutiques ou biotechnologiques, mais nous négligerons cet aspect ici.
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[2]
Comme exemple, on pourra se référer aux travaux de René Thomas sur le phage lambda : R. Thomas et P. Van Ham, Analyse formelle de circuits de régulation génétique : le contrôle de l’immunité chez les bactériophages lambdoïdes, Biochimie (1974) 56 ; 1529 ; R. Thomas, Bacteriophage λ ; Transactivation, positive control and other odd findings , BioEssays (1993) 15 ; 285289.
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[3]
J. Guespin-Michel et C. Ripoll, La Non-Linéarité : un nouvel obstacle épistémologique à la pluridisciplinarité en biologie, ASTER, 2000, 30.
-
[4]
Le physicien Delbrück a été le premier à le suspecter, dès 1949, mais ce sont surtout les travaux de René Thomas qui l’ont démontré de façon convaincante. Cf R. Thomas et D. Thieffry, Les Boucles de rétroaction rouages des réseaux de régulation biologiques, Médecine/ Science, (1995), 11 : 189-197 ; R. Thomas, Laws for the dynamics of regulatory networks, International Journal of Developmental Biology (1998), 42 : 479-485.
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[5]
Voir par exemple les interviews réalisées par R. Benkirane dans Complexité, vertiges et promesses, Le Pommier, Paris, 2002.
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[6]
Dans Dieu joue-t-il aux dés ?, traduction française, Gallimard, 1999.
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[7]
Et si l’on veut encore y voir une boucle de rétroaction à l’œuvre, où la non-linéarité nécessite la dialectique qui nécessite la non-linéarité, pourquoi pas ?
Il suffit de jeter un coup d’œil aux programmes officiels de recherche pour les sciences de la vie, tant au niveau national qu’au niveau européen, pour constater à quel point tout est centré sur la génomique, ou la post-génomique. Il s’agit de travailler à partir des données considérables, accumulées et en cours d’accumulation, grâce aux techniques dites à haut débit d’étude du génome : séquences des gènes, mais aussi analyse des produits des gènes, ARN messagers et protéines. Une des manières d’ordonner cette immense quantité de données consiste à dresser des cartes des interactions entre gènes. Ces cartes, appelées réseaux de régulation, sont en fait des graphes d’interaction où chaque gène codant une protéine régulatrice (qui favorise ou qui empêche l’expression, c’est-à-dire le fonctionnement, d’un ou plusieurs autre [s] gène [s]), est relié à tous les gènes qu’il contrôle par des arcs orientés de signe positif ou négatif selon la nature de l’interaction. Les conditions extérieures qui contribuent à ces régulations peuvent également être notées. Ces cartes sont relativement faciles à obtenir chez les organismes unicellulaires, beaucoup plus compliquées chez les organismes multicellulaires, mais dans tous les cas elles sont considérées comme donnant la clef du fonctionnement du système, à la manière dont la description des pièces d’une machine et de leurs interactions permet de connaître le fonctionnement de celle-ci.
Cependant, et nul ne l’ignore, les interactions entre protéines et gènes sont de type sigmoïde, c’est-à-dire non linéaires, et ces réseaux sont donc des représentations graphiques de systèmes dynamiques non linéaires…
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