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Chapitre 1. L’intelligence et sa mesure

Pages 9 à 27

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  • Grégoire, J.
(2023). Chapitre 1. L’intelligence et sa mesure. Évaluer l'intelligence : WPPSI-IV, WAIS, WISC-V, NEMI-3, WNV, RAVEN's 2, KABC-II et SON-R (p. 9-27). De Boeck Supérieur. https://stm.cairn.info/evaluer-l-intelligence--9782807350571-page-9?lang=fr.

  • Grégoire, Jacques.
« Chapitre 1. L’intelligence et sa mesure ». Évaluer l'intelligence WPPSI-IV, WAIS, WISC-V, NEMI-3, WNV, RAVEN's 2, KABC-II et SON-R, De Boeck Supérieur, 2023. p.9-27. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/evaluer-l-intelligence--9782807350571-page-9?lang=fr.

  • GRÉGOIRE, Jacques,
2023. Chapitre 1. L’intelligence et sa mesure. In : Évaluer l'intelligence WPPSI-IV, WAIS, WISC-V, NEMI-3, WNV, RAVEN's 2, KABC-II et SON-R. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Tests et diagnostics, p.9-27. URL : https://stm.cairn.info/evaluer-l-intelligence--9782807350571-page-9?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Ce décalage entre fondements théoriques et efficacité pratique est fréquente et ne constitue pas une raison suffisante pour nier la valeur d’une découverte. Ainsi, lorsqu’en 1897, Félix Hoffmann découvre l’effet antalgique de l’acide acétylsalicylique (Aspirine©), il ne dispose d’aucun modèle théorique pour expliquer l’action de cette molécule. Il faudra attendre 1971 pour que le processus d’action de l’Aspirine soit enfin décrit. Cette explication tardive n’a pas empêché les patients de bénéficier des effets de ce médicament pendant plus de 70 ans.
  • [2]
    Une explication plus détaillée de ce nouveau mode calcul est présentée dans la première section du chapitre 3.
  • [3]
    Habituellement, les chercheurs parlent de principe de parcimonie. Les philosophes des sciences le désignent aussi sous le terme de « rasoir d’Ockam » en référence au philosophe anglais qui, le premier, l’a formulé au xive siècle.

L’intelligence est sans aucun doute le concept de la psychologie le plus connu du grand public. Ce terme fait partie du langage courant et recouvre une multitude de significations, ce qui peut être source de malentendus. Ce flou terminologique peut poser de sérieux problèmes lorsqu’il s’agit de mesurer l’intelligence et, sur cette base, de prendre des décisions importantes pour les personnes évaluées. Une clarification conceptuelle s’impose en ouverture de cet ouvrage consacré aux tests d’intelligence.
Le mot « intelligence » provient du verbe latin « intellegere » qui signifie « comprendre, concevoir, discerner ». Ce sont ces mêmes idées que l’on retrouve dans la première définition que donne le dictionnaire Robert du terme « intelligence » : « faculté de connaître, de comprendre ». Cependant, ce dictionnaire en propose deux autres, sensiblement différentes : « ensemble des fonctions mentales ayant pour objet la connaissance conceptuelle et rationnelle » et « aptitude à s’adapter à des situations nouvelles, à découvrir des solutions aux difficultés rencontrées ». Dans le langage courant, le terme « intelligence » est aussi utilisé pour désigner la créativité, la sagesse, la vivacité d’esprit ou même la ruse. Cette polysémie se retrouve également chez les experts comme l’illustre l’enquête de Sternberg et Detterman (1986).
Lorsqu’il est question de mesurer l’intelligence, les confusions conceptuelles sont encore plus importantes. Il est fréquent d’entendre des personnes confondr…


Date de mise en ligne : 21/01/2025

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