Chapitre d’ouvrage

Les tuyaux sonores

Pages 57 à 68

Citer ce chapitre


  • Labat, C.
  • et De Matos, C.
(2022). Les tuyaux sonores. Fragments de Science - volume 2 : Volume 2 (p. 57-68). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-57?lang=fr.

  • Labat, Corinne.
  • et al.
« Les tuyaux sonores ». Fragments de Science - volume 2 Volume 2, EDP Sciences, 2022. p.57-68. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-57?lang=fr.

  • LABAT, Corinne
  • et DE MATOS, Carlos,
2022. Les tuyaux sonores. In : Fragments de Science - volume 2 Volume 2. Les Ulis : EDP Sciences. Hors collection, p.57-68. URL : https://stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-57?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Louis de Jaucourt, « Tuyau », L’Encyclopédie, vol. XVI, 1765, p. 769b.
  • [2]
    Amédée Guillemin, Le son : notions d’acoustique physique et musicale, 1882.
  • [3]
    Léon Auger, Le R. P., « Mersenne et la physique », Revue d’histoire des sciences, année 1948, 2-1, p. 33-52.
  • [4]
    Léon Auger, Le R. P., « Mersenne et la physique », op. cit.
  • [5]
    Physicien français, 1653-1716.
  • [6]
    Léon Auger, « Les apports de Joseph Sauveur (1653-1716) à la création de l’Acoustique », Revue d’histoire des sciences, année 1948, 1-4, p. 323-336.
  • [7]
    Henri Bouasse, Cours de physique : conforme aux programmes des certificats et de l’agrégation de Physique, 5e partie, Delagrave, Paris, 1907, p. 214.
  • [8]
    Ferdinand Faideau, La science curieuse et amusante, Tallandier, Paris, 1902.
  • [9]
    « Le forménophone de M. Hardy », Annales des mines, 1896, série 9, vol. 9, p. 576.
  • [10]
    Il est probable que les facultés obéissaient aux mêmes exigences, hypothèse confirmée par les travaux de Daguin puis de Bouasse, tous deux professeurs à la faculté des sciences de Toulouse : pour réaliser les démonstrations acoustiques dont ils ont rendu compte dans leurs ouvrages, ils avaient besoin a minima de tout cet équipement en tuyaux sonores.
  • [11]
    Vladislav Sissaouri, « L’influence chinoise sur la formation du roman japonais au Xe siècle. L’Utsuho-monogatari », Études chinoises, année 1987, 6-1, p. 7-28.

Les tuyaux sonores sont de taille et de forme différentes et permettent d’étudier les ondes sonores et acoustiques.
Ils sont composés de quatre parties essentielles : le portevent (petite pièce à l’intérieur du tuyau, par lequel l’air va entrer dans le tuyau, qui est en forme de cône renversé), le corps du tuyau, la languette taillée en biseau qui coupe le vent, et enfin les oreilles qui sont de petites lames fixées sur les côtés des tuyaux et qui viennent ouvrir ou fermer une ouverture pour faire varier la hauteur des sons. La languette sert de langue à la bouche du tuyau (l’ouverture) « pour le faire parler » et les oreilles semblent écouter « si les tuyaux sont d’accord ».
Il existe des tuyaux ouverts et des tuyaux fermés qui peuvent être à embouchure (comme pour une flûte), à anche libre (qui ne bute nulle part comme dans un harmonica), à anche battante (fixée et vibrant contre une paroi, comme sur le bec des saxophones).
Au VIe siècle avant notre ère, les Pythagoriciens étudient le rapport entre nombres et sons, et vont déterminer la valeur des intervalles de l’échelle musicale, que l’on appelle aujourd’hui la gamme de Pythagore. Musique et mathématiques sont liées, Aristote y ajoute la physique en s’intéressant à la nature du son. L’acoustique doit ensuite, en grande partie à Marin Mersenne et à Daniel Bernoulli, « la découverte des lois qui régissent les vibrations dans les tuyaux sonores ».Le père Mersenne est en désaccord avec les théories sur la nature du son élaborées par Démocrite et Epicure…


Date de mise en ligne : 16/08/2022

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