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Chapitre 10. Construire un cerveau

Pages 136 à 149

Citer ce chapitre


  • De Duve, C.
(2009). Chapitre 10. Construire un cerveau. Génétique du péché originel : Le poids du passé sur l’avenir de la vie (p. 136-149). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/genetique-du-peche-originel--9782738122186-page-136?lang=fr.

  • De Duve, Christian.
« Chapitre 10. Construire un cerveau ». Génétique du péché originel Le poids du passé sur l’avenir de la vie, Odile Jacob, 2009. p.136-149. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/genetique-du-peche-originel--9782738122186-page-136?lang=fr.

  • DE DUVE, Christian,
2009. Chapitre 10. Construire un cerveau. In : Génétique du péché originel Le poids du passé sur l’avenir de la vie. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.136-149. URL : https://stm.cairn.info/genetique-du-peche-originel--9782738122186-page-136?lang=fr.

De toutes les merveilles de la vie sur Terre, la plus extraordinaire est sans aucun doute le cerveau humain. Derrière cette merveille, il y a un type spécial de cellule, le neurone. Au même titre que toutes les autres cellules de l’organisme, les neurones ont un corps, avec un noyau et tous les autres organites et les structures des cellules animales. Ils sont, en outre, spécialisés dans la réception, le traitement et l’émission de signaux. Ils exécutent ces fonctions à l’aide de deux types de prolongements, les axones plus longs et les dendrites arborescents plus courts, qui servent respectivement à l’émission et à la réception de signaux.
Dans leur forme la plus primitive, les neurones reliaient probablement un site sensible à un système moteur ou sécrétoire. À titre d’exemple simple, imaginez un site sensible à la lumière relié par un neurone à une fibre contractile : qu’un éclair de lumière se produise, et la contraction a lieu. Des cellules uniques peuvent déjà réagir de la sorte, mais les neurones ont l’avantage de pouvoir relayer des messages à distance grâce à leurs prolongements. Ces distances peuvent être considérables, atteignant jusqu’à plusieurs mètres dans les nerfs des grands animaux.
Mais le simple relais n’était qu’un début. Ce qui a donné aux neurones leurs étonnants pouvoirs, c’est leur faculté de former les uns avec les autres des connexions, ou synapses, permettant la coordination entre les cellules connectées. Ainsi, dans les méduses primitives, qui sont à peu près les premiers animaux à avoir possédé de telles cellules, les neurones entourant l’orifice par où se font les échanges entre la cavité alimentaire et le monde extérieur sont reliés en collier, de sorte que les muscles qui commandent l’ouverture et la fermeture de l’orifice fonctionnent de façon coordonnée…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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