La controverse des décalages spectraux anormaux
- Par Suzy Collin-Zahn
Pages 91 à 103
Citer ce chapitre
- COLLIN-ZAHN, Suzy,
- Collin-Zahn, Suzy.
- Collin-Zahn, S.
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Notes
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[1]
Le redshift, mentionné dans le livre à plusieurs reprises, est égal à la différence entre la longueur d’onde observée et la longueur d’onde émise, divisée par la longueur d’onde émise. Avec l’explication habituelle en termes de vitesse, il donne la vitesse d’un objet projetée sur la ligne de visée, exprimée en vitesse de la lumière.
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[2]
Les thèses de troisième cycle n’existent plus. Elles ont été remplacées par des thèses de trois ans ressemblant aux Ph.D. américains, tandis que les thèses d’État plus longues ont été supprimées et remplacées par « l’habilitation à diriger des recherches » qui permet d’enseigner et de diriger des recherches.
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[3]
Rappelons que la résolution spatiale est inversement proportionnelle à D, où D est la distance entre les télescopes.
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[4]
L’effet est dû essentiellement à ce que les sources s’éloignent les unes des autres et que le rayonnement qui nous en parvient est émis de plus en plus tard au cours de ce mouvement. Mais il intervient également un effet de relativité restreinte.
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[5]
La diffusion photographique tend en effet à créer un pont entre deux sources brillantes proches l’une de l’autre, et disparaît avec de très bons détecteurs, sauf saturation.
S’il est une controverse que j’ai traversée de bout en bout, c’est bien celle des « décalages spectraux anormaux », pendant laquelle j’ai assisté à des disputes d’une violence incroyable, en particulier lorsque l’un des adeptes des décalages spectraux anormaux, Geoffrey (Gef) Burbidge, était présent dans une discussion sur le sujet. L’époux de Margaret Burbidge, aussi menue et calme que lui était imposant (disons même gros…), était en effet doté d’une voix de stentor qu’il exploitait lors de véritables explosions de fureur. Il ne faut donc pas s’étonner si je m’étends sur cette controverse un peu plus longtemps que sur les autres. En fait, il ne s’agissait pas que de la controverse sur les décalages spectraux, car la discussion englobait généralement plusieurs autres sujets, comme l’Univers stationnaire, les trous noirs géants, ou encore des lois physiques controversées telles la fatigue de la lumière. Je ne parlerai pas ici de l’Univers stationnaire ni des trous noirs, qui sont discutés dans d’autres chapitres, ni de la lumière fatiguée, qui mériterait un chapitre à elle seule. Je me concentrerai sur l’aspect « décalages spectraux ».
Si l’on veut un exposé clair du point de vue que j’appellerai « non conventionnel », le mieux est de lire un article de Jean-Claude Pecker, publié dans la revue de l’AFIS (Association française pour l’information scientifique), Science & pseudosciences, n° 294, janvier 2011 : « La maladie infantile de la cosmologie, le Big Bang chaud », auquel répond en partie mon propre article « La théorie du Big Bang rend bien compte des décalages observés »…
Date de mise en ligne : 11/08/2022