L
- Par Marcel Jaeger
Pages 191 à 194
Citer ce chapitre
- JAEGER, Marcel,
- Jaeger, Marcel.
- Jaeger, M.
https://doi.org/10.3917/dunod.jaege.2017.01.0191
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- Jaeger, Marcel.
- JAEGER, Marcel,
https://doi.org/10.3917/dunod.jaege.2017.01.0191
Les lieux de vie et d’accueil se sont développés dans les années 1970 comme alternatives aux institutions classiques (le mot institution étant ici pris dans un sens étroit). Dira-t-on de ces dernières qu’elles sont, par opposition, des lieux de mort ? La circulaire du 28 décembre 1978 relative aux maisons d’accueil spécialisées (MAS) prévient cette opposition et utilise explicitement, pour désigner leur fonction, l’expression de « lieu de vie », ce qu’est d’ailleurs pour une grande part toute institution (au sens large). C’est donc avec justesse que l’expression de lieu de vie a été abandonnée par la circulaire de 1983 qui leur donnait l’appellation officielle de « structures d’accueil non traditionnelles » en englobant diverses modalités : lieux de vie, lieux d’accueil, fermes thérapeutiques… Par commodité de langage, l’expression « lieu de vie » est conservée dans la désignation courante de formules rompant avec les pratiques professionnelles habituelles.
Alors que la loi du 2 janvier 2002 ne la fait pas, il est parfois fait une distinction entre lieux de vie et lieux d’accueil, pour marquer des différences de durée dans l’accompagnement, voire des différences dans la formalisation et l’institutionnalisation des pratiques. Mais, le plus souvent, apparaît le sigle LVLA, qui est utilisé par la Fédération nationale des lieux de vie.
La critique de toutes les formes d’enfermement dans les années 1960 et 1970 a donné naissance à de multiples initiatives pour trouver des alternatives concrètes aux institutions existantes…
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