M
- Par Marcel Jaeger
Pages 195 à 211
Citer ce chapitre
- JAEGER, Marcel,
- Jaeger, Marcel.
- Jaeger, M.
https://doi.org/10.3917/dunod.jaege.2017.01.0195
Citer ce chapitre
- Jaeger, M.
- Jaeger, Marcel.
- JAEGER, Marcel,
https://doi.org/10.3917/dunod.jaege.2017.01.0195
Les MAS sont spécialisées dans l’accueil à temps complet ou à temps partiel d’adultes gravement handicapés sur le plan mental, moteur, sensoriel, et des polyhandicapés, « dès lors du moins que ces personnes ne présentent pas de troubles psychiatriques dominants » (circulaire du 28 décembre 1978).
L’appellation de MAS est absente de la loi du 30 juin 1975 qui les a créées. Il s’agissait alors d’ouvrir des « établissements ou services d’accueil et de soins destinés à recevoir les personnes handicapées adultes n’ayant pu acquérir un minimum d’autonomie et dont l’état nécessite une surveillance médicale et des soins constants ». Ils ont été dénommés ainsi par le décret du 26 décembre 1978, à une époque où l’on parlait volontiers de « conseil de maison », de « maison d’accueil pour personnes âgées », de « maîtresse de maison ». La notion de maison évoque l’expression courante « garder la maison » pour une personne souffrante qui ne va pas pour autant à l’hôpital ; elle suggère un milieu protecteur mais souligne aussi l’importance des actes quotidiens auxquels se résume la vie de personnes repliées sur elles-mêmes.
Les MAS, privées ou publiques, sont des établissements médico-sociaux sous compétence de l’État et financés par un prix de journée versé par la Sécurité sociale. Cela les différencie des foyers de vie ou occupationnels, qui reçoivent des personnes elles aussi incapables de travailler mais plus autonomes dans la vie quotidienne, et qui sont financés par les conseils départementaux…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
18,99 €