Chapitre 4. Débats antiques sur le certain, le probable, le vraisemblable
- Par Jean-Yves Cariou
Pages 109 à 136
Citer ce chapitre
- CARIOU, Jean-Yves,
- Cariou, Jean-Yves.
- Cariou, J.-Y.
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- Cariou, J.-Y.
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- CARIOU, Jean-Yves,
Notes
-
[1]
R. Descartes, Lettre-préface de l’édition française des Principes [1647], in Œuvres philosophiques, III, Garnier, 1998, p. 769-785 : 771.
-
[2]
S.E. Toulmin & J. Goodfield, The Fabric of the Heavens : The Development of Astronomy and Dynamics, University of Chicago Press, 1999, p. 115.
-
[3]
K. Marx, Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure [1841], in Œuvres : Philosophie, Gallimard, 1982, p. 20.
-
[4]
J. Van Der Eijk, Diocles of Carystus, vol. 2, Brill, 2001, p. xxxiv.
-
[5]
Dioclès dans Galien, De alimentorum facultatibus, VI, 455-6.
-
[6]
Causes des plantes, I, 5, in G.E.R. Lloyd, Une histoire de la science grecque [1974], Points Seuil, 1990, p. 191.
-
[7]
M. Garel, « Straton de Lampsaque », Encyclopædia Universalis, 2006.
-
[8]
M. Grmek, Le Chaudron de Médée. L’expérimentation sur le vivant dans l’Antiquité, Synthélabo, p. 69.
-
[9]
Lloyd, Une histoire de la science grecque, op. cit., p. 195-196.
-
[10]
M. Grmek, La Première révolution biologique, Payot, 1990, p. 38 et Le Chaudron de Médée, op. cit., p. 70.
-
[11]
H. Von Staden, Herophilus : The Art of Medicine in Early Alexandria, Cambridge University Press, 1989, p. 121.
-
[12]
J. Beaujeu, « La médecine », in R. Taton (dir.), La Science antique et médiévale [1966], PUF, 1994, p. 393-420.
-
[13]
Grmek, Le Chaudron de Médée, op. cit., p. 75.
-
[14]
Galien, Des facultés naturelles, in Œuvres médicales choisies, II, Gallimard, 1994, p. 39-58.
-
[15]
Grmek, Le Chaudron de Médée, op. cit., p. 71.
-
[16]
G. Simon, « Aux origines de la théorie des miroirs : sur l’authenticité de la Catoptrique d’Euclide », Revue d’histoire des sciences 47(2), 1994, p. 259-272.
-
[17]
P. Duhem, Le Système du monde, t. 1, Hermann, 1913, p. 421.
-
[18]
A.C. Crombie, Histoire des sciences, de Saint Augustin à Galilée (400-1650), 2 vol., PUF, 1959, p. 333.
-
[19]
E. Mach, La Mécanique [1883], Hermann, 1904, p. 25-26.
-
[20]
J. Losee, A Historical Introduction to the Philosophy of Science, Oxford University Press, 2001, p. 20-23.
-
[21]
A. Lalande, Les Théories de l’induction et de l’expérimentation, Boivin & Cie, 1929, p. 16.
-
[22]
Galilée, « La Bilancetta », 1586.
-
[23]
Duhem, Le Système du monde, op. cit., p. 459-460.
-
[24]
Cité par P. Duhem, ΣΩΖΕΙΝ ΤΑ ΦΑΙΝΟΜΕΝΑ. Essai sur la notion de théorie physique de Platon à Galilée, Vrin, 1908, p. 9-10.
-
[25]
A. Lejeune, L’Optique de Claude Ptolémée, Brill, 1989, p. 24.
-
[26]
Almageste, III, 1, in Ptolemy’s Almagest, trad. G.J. Toomer, Duckworth, 1984, p. 136.
-
[27]
Ibid., p. 153 et p. 600.
-
[28]
Duhem, Le Système du monde, op. cit., t. 2, p. 82-86.
-
[29]
Cité par Duhem, Le Système du monde, op. cit., t. 1, p. 489.
-
[30]
N.S. Hetherington, « Ptolemy : on trial for fraud », Astronomy and Geophysics 38(2), 1997, p. 24-27.
-
[31]
Cicéron, Academica 2, 34.
-
[32]
V. Brochard, Les Sceptiques grecs, Imprimerie nationale, 1887, p. 21.
-
[33]
Ibid., p. 32.
-
[34]
Métaphysique, 1074a, trad. J. Barthélémy-Saint-Hilaire, t.3, Germer-Baillière, 1879, p. 198.
-
[35]
Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 88, in A.A. Long & D.N. Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. I. Pyrrhon, L’épicurisme, GF Flammarion, 2010, p. 40.
-
[36]
Long & Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. I. Pyrrhon, L’épicurisme, op. cit., p. 40.
-
[37]
Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, éd. par P. Pellegrin, Seuil, 1997, p. 22.
-
[38]
De Natura Deorum, I, 8.
-
[39]
I. Kant, Critique de la raison pure [1781], PUF, 1986, p. 80.
-
[40]
Marx, Différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure, op. cit., p. 25.
-
[41]
Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 211-216, op. cit.
-
[42]
Diogène Laërce, Vies, X, 50.
-
[43]
Ibid., X, 32.
-
[44]
Ibid., Vies, X, 39.
-
[45]
Sextus Empiricus, Contre les professeurs, VII, 211-216, op. cit.
-
[46]
Long & Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. I. Pyrrhon, L’épicurisme, op. cit., p. 197.
-
[47]
Diogène Laërce, Vies, X, 87-116.
-
[48]
Ibid., Vies, X, 104.
-
[49]
Questions naturelles, VI, XX in Œuvres complètes de Sénèque, trad. J. Baillard, t. 2, Hachette, 1861.
-
[50]
J. Allen, Inference from signs, Clarendon Press, 2001, p. 197.
-
[51]
De la nature, I, 862-901, G-F, 1964, p. 41.
-
[52]
E. Asmis, Epicurus’ Scientific Method, Cornell University Press, 1984.
-
[53]
Diogène Laërce, Vies, X, 32.
-
[54]
Long & Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. I., op. cit., p. 199.
-
[55]
Plutarque, Des notions communes contre les Stoïciens, 1083c.
-
[56]
Aetius, in Long & Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. II, op. cit., p. 179.
-
[57]
Ibid., p. 183.
-
[58]
J.-B. Gourinat, La Dialectique des stoïciens, Vrin, 2000, p. 66.
-
[59]
« Si une sensation était appréhendée de manière que le raisonnement ne pût l’arracher, il l’appelait “science” » (Cicéron, Academica 1, 11).
-
[60]
C. Lévy, Les Scepticismes, PUF, 2008, p. 30.
-
[61]
Cicéron, Academica 1, 12.
-
[62]
Diogène Laërce, Vies, VII, 180.
-
[63]
De l’orateur, II, 38.
-
[64]
K. Popper, Conjectures et réfutations [1963], 3e éd., Payot, 1985, p. 585.
-
[65]
A.A. Long & D.N. Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. III. Les académiciens. La renaissance du pyrrhonisme, GF Flammarion, 2010, p. 44.
-
[66]
Cicéron, Les Académiques, trad. J. Kany-Turpin, G-F, 2010, p. 314, note 68.
-
[67]
Sextus Empiricus, Esquisses pyrrhoniennes, I, 227 et Contre les logiciens, I, 187-188.
-
[68]
M. Schofield, « Academic epistemology », in K. Algra et al. (eds), The Cambridge History of Hellenistic Philosophy, Cambridge University Press, 1999, p. 323-351 : 349 ; J. Allen, « Academic Probabilism and Stoic Epistemology », Classical Quarterly, 44(1), 1994, p. 85-113.
-
[69]
Cicéron, Les Académiques [-45], II, 38-41, trad. J. Kany-Turpin, GF, 2010, p. 253-263.
-
[70]
Contre les Logiciens, I, 179.
-
[71]
Brochard, Les Sceptiques grecs, op. cit., p. 175.
-
[72]
Ibid., p. 426.
-
[73]
L. Robin, Pyrrhon et le scepticisme grec, Garland, 1944, p. 102.
-
[74]
E. Limbrick, « Doute sceptique, doute méthodique : vers la certitude subjective », in L Heller & F. Atance (dir.), Montaigne. Regards sur les Essais, 1986, p. 47-60.
-
[75]
C. Lévy, Cicero Academicus. Recherches sur les Académiques et sur la philosophie cicéronienne, École française de Rome, 1992, vol. 162, p. 45.
-
[76]
Academica 2, 34.
-
[77]
Sextus Empiricus, Contre les professeurs, op. cit.
-
[78]
Long & Sedley, Les Philosophes hellénistiques, vol. III., op. cit., p. 45.
-
[79]
S. Giocanti, « La fécondité des Académiques de Cicéron dans l’histoire du scepticisme », Astérion, nov. 2013.
-
[80]
P. Gassendi, Opera omnia, 6 vol., Anisson et Devenet, 1658, vol. 1, p. 286b.
-
[81]
Brochard, Les Sceptiques grecs, op. cit., p. 174-175.
-
[82]
B.-C. Martha, Études morales sur l’Antiquité [1905], Forgotten Books, 2013, p. 68-69.
-
[83]
Academica 2, 20.
-
[84]
Tusculanes, II, II.
-
[85]
Academica 2, 20.
-
[86]
Academica 2, 3.
-
[87]
Tusculanes, II, III.
-
[88]
De la nature des dieux, I, 5.
-
[89]
Les Topiques, II.
-
[90]
R. Boyle, The Sceptical Chymist [1661], Courier Dover Publications, 2003, p. 4.
-
[91]
R. Jeffrey, « De Finetti’s Probabilism », Synthese 60(1), 1984, p. 73-90.
-
[92]
My Own Life, autobiographie écrite le 18 avril 1776 et publiée après sa mort.
-
[93]
J. Dewey, Democracy and Education, The Macmillan Company, 1916, p. 175.
-
[94]
Ibid., p. 174.
-
[95]
J. Dewey, Logic : The Theory of Inquiry, Henry Holt and Co, 1938, p. 9.
-
[96]
Esquisse empirique, XI, dans Traités philosophique et logique, G-F, 1998, p. 121.
Les théories d’Aristote ne furent jamais considérées comme sacro-saintes dans l’Antiquité, rappellent Stephen Toulmin et June Goodfield qui décrivent l’incessante évolution de la ligne de front de la philosophie naturelle des Grecs, depuis les têtes de pont réduites établies par Thalès et Pythagore, étendues par leurs successeurs en une base plus ferme et jusqu’à la synthèse d’Aristote. Mais bien que celle fût extrêmement attractive, les philosophes pouvaient difficilement supposer que le dernier mot avait été dit : elle demeurait à la merci de meilleurs arguments et de nouvelles preuves.
Aristote exposait le moyen de parvenir à des idées certaines par l’induction suivie d’une saisie par l’intellect précédant la phase déductive. Son « arche » est bien érigée et aura une influence prépondérante à travers les siècles : ses successeurs grecs vont cependant questionner à la fois le cheminement qu’il décrit et l’accès, à son terme, à la certitude.
Karl Marx, dès les premiers mots de sa thèse de doctorat, présente la philosophie grecque comme s’achevant dans deux groupes de systèmes post-aristotéliciens « dont l’un constitue le cycle des philosophies épicurienne, stoïcienne et sceptique, et dont l’autre est connu sous le nom de spéculation alexandrine ».
Le premier se développe dans la ville même du Lycée d’Aristote, Athènes, où Épicure fonde en -306 l’école du Jardin, tandis qu’en -301 Zénon de Citium ouvre la sienne sous la colonnade du Portique des peintures ou Stoa Poikilè…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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