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17. État, science et entreprise dans l’Europe moderne

Pages 410 à 429

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  • Hilaire-Pérez, L.
(2015). 17. État, science et entreprise dans l’Europe moderne. Dans
  • D. Pestre,
  • Tome dirigé par S. Van Damme
Histoire des sciences et des savoirs : 1. De la Renaissance aux Lumières (p. 410-429). Le Seuil. https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.01.0410.

  • Hilaire-Pérez, Liliane.
« 17. État, science et entreprise dans l’Europe moderne ». Histoire des sciences et des savoirs 1. De la Renaissance aux Lumières, Le Seuil, 2015. p.410-429. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/histoire-des-sciences-et-des-savoirs--9782021076769-page-410?lang=fr.

  • HILAIRE-PÉREZ, Liliane,
2015. 17. État, science et entreprise dans l’Europe moderne. In :
  • PESTRE, Dominique,
  • Tome dirigé par VAN DAMME, Stéphane,
Histoire des sciences et des savoirs 1. De la Renaissance aux Lumières. Paris : Le Seuil. Science ouverte référence, p.410-429. DOI : 10.3917/ls.pestr.2015.01.0410. URL : https://stm.cairn.info/histoire-des-sciences-et-des-savoirs--9782021076769-page-410?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.01.0410


Notes

  • [1]
    Vérin 1993, Ash 2004, Brioist 2013, Smith 1994.
  • [2]
    Harkness 2007 (chap. 4).
  • [3]
    Ibid., « A Note about “Science” ».
  • [4]
    Ash 2004.
  • [5]
    Rabier 2007 (p. 2).
  • [6]
    Van Damme 2007 (p. xv).
  • [7]
    Vérin 1993.
  • [8]
    Vérin et Dubourg-Glatigny 2008.
  • [9]
    Margairaz 2011, Garner [à paraître].
  • [10]
    Hahn 1971, Hilaire-Pérez 2000, Yamamoto 2009.
  • [11]
    Grenier 1996.
  • [12]
    Long 2001.
  • [13]
    Brioist 1993.
  • [14]
    MacLeod 1988 (chap. 3).
  • [15]
    Thirsk 1978, Ash 2004, Harkness 2007, Heal et Holmes 2002.
  • [16]
    Thirsk 1978 (p. 93-96).
  • [17]
    MacLeod 1988 (p. 12).
  • [18]
    Ash 2004 (chap. 2).
  • [19]
    Delrue 2012.
  • [20]
    Ruellet 2013.
  • [21]
    Ruellet [à paraître].
  • [22]
    Ash 2004 (chap. 5).
  • [23]
    Yamamoto 2009 (p. 36).
  • [24]
    Bacon 1983 [1627].
  • [25]
    Yamamoto 2009 (p. 102).
  • [26]
    Webster 1975 (p. 374-376).
  • [27]
    Yamamoto 2009 (chap. 2).
  • [28]
    Ibid. (chap. 3).
  • [29]
    Hunter 1992 (chap. 4).
  • [30]
    Biagioli 1995 (p. 1414-1453), Shapin et Schaffer 1995.
  • [31]
    Yamamoto 2009 (p. 190), MacLeod 1988 (p. 20-21).
  • [32]
    Hilaire-Pérez et Thébaud-Sorger 2008.
  • [33]
    Stewart 1992, Jacob et Stewart 2001.
  • [34]
    MacLeod 1986.
  • [35]
    Defoe 1969 [1697].
  • [36]
    Stewart 1992.
  • [37]
    Ibid. (p. 251).
  • [38]
    Hilaire-Pérez 2000.
  • [39]
    Allan 1971.
  • [40]
    Brian et Demeulenaere-Douyère 2002.
  • [41]
    Ruellet [à paraître].
  • [42]
    Minard 1998.
  • [43]
    Antoine 1985.
  • [44]
    Bret 2002.
  • [45]
    Demeulenaere-Douyère 1996. En 1782, un prix concerne les caractéristiques de la fibre de coton et le moyen d’en perfectionner la filature (Minard 2002, p. 313).
  • [46]
    Gillispie 1981.
  • [47]
    Margairaz 2009.
  • [48]
    Demeulenaere-Douyère et Sturdy 2008.
  • [49]
    Réaumur 1722, Belhoste 2011.
  • [50]
    Pinault-Sorensen 1984.
  • [51]
    Cohen 2001.
  • [52]
    Gillispie 1981.
  • [53]
    Vérin 1993 (p. 379-382).
  • [54]
    Hilaire-Pérez 2000 (chap. 2).
  • [55]
    Lanoë 2008.
  • [56]
    Minard 1998 (p. 313).
  • [57]
    Meyssonnier 1989 (p. 65).
  • [58]
    Kaplan 1986 (p. 94-95).
  • [59]
    Vérin 1993 (p. 396).
  • [60]
    Alder 1997, Bret 2002 (chap. 4).
  • [61]
    Picon 1992 (p. 77-79, 293-295 et 387).
  • [62]
    Bret 2002.
  • [63]
    Graber 2009.
  • [64]
    Cumming 1797.

Depuis la fin du Moyen Âge, les États européens accroissent leur contrôle sur leurs territoires, leurs ressources et leurs populations en s’attachant les services de personnels compétents, lettrés, savants, praticiens. Requis d’une part pour servir l’effort de centralisation des administrations, ceux-ci coordonnent aussi l’action gouvernementale à l’échelle locale, comme représentants de l’autorité ou comme experts capables de gérer des réalisations complexes : fortifications, arsenaux, travaux d’équipement, entreprises lourdes et innovatrices comme les mines et la métallurgie – secteurs stratégiques pour la guerre et l’accroissement des stocks monétaires. Cette relation entre savoir et pouvoir qui se développe au xvie siècle et qu’une historienne a comparée à la Big Science contemporaine appelle trois remarques.
D’une part, la science est comprise comme un savoir spécialisé, visant aussi bien « l’étude du monde naturel que son exploitation [manipulation] à des fins productives et profitables » qu’il s’agisse d’alchimie pratique, de viticulture ou de techniques minières. La science recouvre ainsi les compétences des experts, désignant moins l’expérience acquise que l’intelligence à comprendre les phénomènes et à résoudre les problèmes, en somme l’habileté (skill) ou l’ingenium. Ni théorique ni seulement pratique, ce savoir expert bouscule les clivages admis entre sciences pures et appliquées, au profit des savoirs d’action, mis au service de la réalisation d’un avantage privé ou public…


Date de mise en ligne : 16/01/2024

https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.01.0410

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