18. Un colbertisme scientifique ?
- Par Nicholas Dew,
- Traduit par Agnès Muller
Pages 430 à 445
Citer ce chapitre
- DEW, Nicholas,
- Traduit par MULLER, Agnès,
- PESTRE, Dominique,
- Tome dirigé par VAN DAMME, Stéphane,
- Dew, Nicholas.,
- et al.
- Dew, N.,
- Traduit par Muller, A.
- D. Pestre,
- Tome dirigé par S. Van Damme
https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.01.0430
Citer ce chapitre
- Dew, N.,
- Traduit par Muller, A.
- D. Pestre,
- Tome dirigé par S. Van Damme
- Dew, Nicholas.,
- et al.
- DEW, Nicholas,
- Traduit par MULLER, Agnès,
- PESTRE, Dominique,
- Tome dirigé par VAN DAMME, Stéphane,
https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.01.0430
Notes
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[1]
Lettre de Francis Vernon à Henry Oldenburg, 25 février 1670 [nouveau style], in Huygens 1888-1950, t. 7, p. 7-13 (passage cité p. 12) [cette lettre est aussi publiée in Oldenburg 1965-1986, t. 6, p. 501-507 (passage cité p. 505)].
-
[2]
Huygens 1888-1950, t. 7, p. 9 [t. 6, p. 502, in Oldenburg 1965-1986].
-
[3]
Lettre d’Henri Justel à Thomas Smith, 9 septembre 1683, Bodleian Library, Oxford, ms Smith 46, p. 323.
-
[4]
Sur la réforme de Bignon, Tits-Dieuaide 1998, Demeulenaere-Douyère et Brian 2002.
-
[5]
Sur l’argument d’un régime colbertien tout entier conduit par le rationalisme, King 1949.
-
[6]
Soll 2009.
-
[7]
Mukerji 2009 et 1997.
-
[8]
Beik 2005.
-
[9]
Sur ce thème, voir Ash 2010.
-
[10]
La principale source pour le patronage de Colbert reste Clément 1861-1882, vol. 5, p. 233-650 ; voir aussi le catalogue de l’exposition 1983, p. 363-482.
-
[11]
Voir, pour l’architecture, Berger 1993 ; pour les arts, Bettag 1998.
-
[12]
Apostolidès 1981 (en particulier p. 23-40), Burke 1992.
-
[13]
Chartier et Martin 1990 (p. 74).
-
[14]
Dainville 1978 (p. 134-141).
-
[15]
Saunders 1985.
-
[16]
Voir Collections de Louis XIV 1977, Schnapper 1988-1994.
-
[17]
Jammes 1965, Sauvy 1973, Pognon 1973, Grivel 1985.
-
[18]
Balayé 1988 (p. 84-99), Saunders 1991, Pomian 1972, Soll 2008.
-
[19]
Omont 1902.
-
[20]
Sur Wansleben (Vansleb), voir Dew 2009 (p. 29-30).
-
[21]
Par exemple, pour la famille de Condé et son pratronage des savoirs, voir Béguin 1999 (p. 356-386). Sur les Roannez, voir Mesnard 1965.
-
[22]
Chapelain 1936 (p. 341-364).
-
[23]
Couton 1977, Roger 1982, Maber 1985, Voss 1981.
-
[24]
Voir la gratification de Cassini (de 9 000 livres) qui était bien plus haute que celle des autres gens de lettres, si on excepte Huygens ; voir Guiffrey 1881-1901.
-
[25]
Voir Dew 2009 (chap. 1, p. 41-80).
-
[26]
Lettre de Chapelain à N. Heinsius, 21 septembre 1663, in Chapelain 1880-1883 (vol. 2, p. 327-328). Deux ans plus tard, Heinsius se voyait interdire par les États généraux de Hollande d’accepter une gratification (ibid., p. 401, n. 3).
-
[27]
Lettre de Chapelain 1880-1883 (vol. 2, p. 305, 328, 336 et 344), Guiffrey 1881-1901 (vol. 1, col. 62), Pintard 1943 (p. 112).
-
[28]
Lettre de Chapelain à Colbert, 8 janvier 1664, in Chapelain 1880-1883 (vol. 2, p. 344) ; voir aussi Clément 1861-1882 (vol. 5, p. 595).
-
[29]
Lettre de Chapelain à Colbert, 26 mars 1665, in Chapelain 1880-1883 (vol. 2, p. 390-391) ; voir aussi les deux lettres de janvier 1666 (p. 434 et 436-437).
-
[30]
Lettre de Chapelain 1880-1883 (vol. 2, p. 492 n. 1, 493 et 530).
-
[31]
Lux 1990, Brown 1934 (p. 147-149), George 1938b (p. 395-396). Sur la fondation de l’Académie en général, voir Taton 1966, Hahn 1971 (p. 11-14 et 52-53), Stroup 1990 (p. 3-63).
-
[32]
[B. de Fontenelle], Histoire de l’Académie royale des sciences 1729-1733 (vol. 1, p. 5-6).
-
[33]
« Note de Charles Perrault à Colbert pour l’établissement d’une Académie générale », in Clément 1861-1882 (vol. 5, p. 512-513). Clément a daté cette note de 1666, mais pas plus précisément que cela.
-
[34]
Lettre de Chapelain à Carlo Dati, 12 novembre 1666, citée par George 1938a (p. 235, n. 106) (cette lettre ne se trouve pas in Chapelain 1880-1883).
-
[35]
Lettre de H. Justel à P.-D. Huet, Paris, 30 mars 1667, in Brown 1934 (p. 278-279) ; lettre de Justel à Huet, Paris, 10 décembre 1667, citée par Abdel-Halim 1964 (p. 167) ; voir aussi Lux 1990 (p. 188, n. 24), Brown 1934 (p. 73 et 149).
-
[36]
Du Hamel 1701 (p. 3), Fontenelle 1733 (p. 5-6). Pour une discussion du groupe de Bourzeis, voir Dew 2009 (p. 52-61).
-
[37]
Perrault 1993 (p. 141-142).
-
[38]
Drevillon 1996.
-
[39]
Konvitz 1987, Gallois 1909.
-
[40]
Voir lettre de H. Justel à H. Oldenburg, 7 juillet 1668, in Oldenburg 1965-1986 (vol. 4, p. 477-479).
-
[41]
Dew 2010. Voir plus généralement McClellan et Regourd 2011.
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[42]
Briggs 1991, Stroup 1991.
-
[43]
Voir Biagioli 1995.
-
[44]
Selon la terminologie d’Habermas, les académies de Colbert faisaient toujours partie de la sphère de la représentation de cour (räpresentative Öffentlichkeit) : Habermas 1978 (p. 17-37).
En février 1670, Francis Vernon, diplomate anglais en poste à Paris, rendit visite au mathématicien néerlandais Christiaan Huygens, qui y résidait en tant que membre de l’Académie royale des sciences. Huygens était alors en proie à une grave crise de mélancolie à la suite d’une querelle avec un autre académicien. Au cours de leur conversation, que Vernon rapporte dans une lettre envoyée à Londres, Huygens prédit la « dissolution » de l’Académie des sciences :
[…] parce qu’elle est imprégnée de jalousies, parce qu’elle est fondée sur la supposition du profit, parce qu’elle ne dépend que de l’Humeur d’un Prince et des faveurs d’un ministre : si la Passion de l’un ou l’autre venait à tiédir, toute la structure et le Projet de cette assemblée en serait ruinés.
Dans un précédent passage de la même lettre, Vernon relate un échange avec l’autre vedette invitée à l’Académie, l’astronome italien Gian Domenico Cassini. Selon ce dernier, toute son activité « dépendait des ordres et des déterminations de Monsieur Colbert, selon qui doivent être calculés tous les mouvements de l’Académie royale, car c’est par lui qu’est réglée la mesure de leur temps ».
Cette lettre de Vernon révèle à quel point, quatre ans seulement après sa première réunion, l’Académie des sciences était indissociablement liée, dans l’esprit de ses deux membres les mieux rémunérés (Cassini et Huygens), à la volonté personnelle du ministre qui l’avait fondée : Jean-Baptiste Colbert. En septembre 1683, alors que ce dernier était sur son lit de mort, cett…
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