La mort des étoiles
Pages 137 à 146
Citer ce chapitre
- LUMINET, Jean-Pierre,
- Luminet, Jean-Pierre.
- Luminet, J.-P.
Citer ce chapitre
- Luminet, J.-P.
- Luminet, Jean-Pierre.
- LUMINET, Jean-Pierre,
Notes
-
[1]
Article paru en 2003 dans L’Esprit du temps, « Études sur la mort », n° 124, Presses universitaires de France.
Les rêveurs d’apocalypses, mages, astrologues, prophètes, poètes et écrivains, ont envisagé toutes les formes de mort céleste : choc, désintégration, glaciation, déluge, explosion, embrasement. Ils ont en outre spéculé sur l’ampleur de la catastrophe. S’agit-il d’une fin totale, ou seulement de catastrophes limitées ? D’une mort définitive, ou préludant à une renaissance ? Les données de l’astrophysique moderne sont venues enrichir ces données de l’imaginaire. Au contraire des astrologues, les astrophysiciens sont accoutumés à survoler de très haut les destinées terrestres. Pour eux qui traitent non pas des individus et des sociétés, mais des étoiles et du cosmos, la perspective change du tout au tout, et c’est avec l’excitation de la découverte qu’ils s’emploient à décrire les apocalypses célestes selon des degrés ascendants : la combustion de notre planète Terre, l’extinction de notre Soleil, l’explosion des étoiles, la désagrégation de notre galaxie et enfin, le refroidissement final de l’Univers tout entier.
Les modèles d’évolution stellaire se sont développés à partir des années 1930, dès lors que la source d’énergie interne des étoiles, l’énergie nucléaire, était identifiée. Les nouvelles apocalypses célestes imaginées par la science astrophysique et confirmées par l’observation, engendrent toujours « morts » et « renaissances ». En résumé : à la fin de leur vie de lumière, quand les réactions thermonucléaires s’éteignent, le cœur d’une étoile s’effondre sous sa propre gravité et forme un résidu compact, tandis que l’enveloppe gazeuse est éjectée dans l’espace…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
19,00 €
Acheter ce chapitre
5,00 €