Bruno et Galilée au regard de l’infini
Pages 281 à 291
Citer ce chapitre
- LUMINET, Jean-Pierre,
- Luminet, Jean-Pierre.
- Luminet, J.-P.
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- Luminet, J.-P.
- Luminet, Jean-Pierre.
- LUMINET, Jean-Pierre,
Notes
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[1]
Article paru en mai 2007 dans la revue Europe, n° 937, « Giordano Bruno, Galilée ».
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[2]
Identifiée aujourd’hui à une explosion de supernova.
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[3]
De spacio physico et mathematico, présenté et traduit par Hélène Védrine, Paris, Vrin, 1996.
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[4]
L’Infini, l’univers et les mondes, Berg international, 1987, p. 66.
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[5]
Exergue de L’Infini, l’univers et les mondes.
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[6]
De stella nova, 1606.
-
[7]
J. Kepler, Conversation avec le Messager céleste de Galilée, 1610, trad. I. Panin, Paris, Les Belles Lettres, 1993.
-
[8]
Voir par exemple J.-P. Luminet, L’Univers chiffonné, op. cit.
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[9]
Galilée, Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, trad. R. Fréreux, avec le concours de F. De Gandt, Paris, Seuil, 1992, p. 329.
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[10]
Lettre à Ingoli, cité in F. Monnoyeur (dir.), Infini des philosophes, infini des astronomes, Paris, Belin, 1995, p. 47.
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[11]
Galilée, L’Essayeur, 1623 ; trad. fr. Paris, Les Belles Lettres, 1989.
Une des questions les plus anciennes à propos de l’Univers est de savoir quelle est son étendue. Est-il fini ou infini ? Il va de soi que la question n’est pas seulement d’ordre scientifique, mais qu’elle a suscité nombre de débats philosophiques et théologiques. Selon les époques et les cultures, la réponse a oscillé, telle une valse hésitante, entre ces deux visions radicalement opposées du monde. On ne peut analyser les positions respectives de Giordano Bruno et de Galileo Galilei face à cette question sans remonter aux sources mêmes de la pensée cosmologique occidentale.
Dès le vie siècle avant notre ère, dans la Grèce antique, les premières écoles de savants et de philosophes, dites « présocratiques », tentent chacune à leur façon d’expliquer rationnellement le « monde », c’est-à-dire l’ensemble formé par la Terre et les astres conçu comme un système organisé. Pour Anaximandre, de l’école de Milet, le monde matériel où se déroulent les phénomènes accessibles à nos investigations est nécessairement fini. Il est toutefois plongé dans un milieu qui l’englobe, l’apeiron, correspondant à ce que nous considérons aujourd’hui comme l’espace. Ce terme signifie à la fois infini (illimité et éternel) et indéfini (indéterminé). Pour son contemporain Thalès, le milieu universel est constitué d’eau et le monde est une bulle hémisphérique flottant au sein de cette masse liquide infinie. On retrouve cette conception intuitive d’un monde matériel fini baignant dans un espace-réceptacle infini chez d’autres penseurs : Héraclite, Empédocle, les stoïciens notamment, qui ajoutent l’idée d’un monde en pulsation, passant par des phases de déflagrations et d’explosions périodiques…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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