Chapitre d’ouvrage

Newton et l’astronomie au siècle des Lumières

Pages 292 à 302

Citer ce chapitre


  • Luminet, J.-P.
(2011). Newton et l’astronomie au siècle des Lumières. Illuminations : Cosmos et esthétique (p. 292-302). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/illuminations--9782738125620-page-292?lang=fr.

  • Luminet, Jean-Pierre.
« Newton et l’astronomie au siècle des Lumières ». Illuminations Cosmos et esthétique, Odile Jacob, 2011. p.292-302. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/illuminations--9782738125620-page-292?lang=fr.

  • LUMINET, Jean-Pierre,
2011. Newton et l’astronomie au siècle des Lumières. In : Illuminations Cosmos et esthétique. Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.292-302. URL : https://stm.cairn.info/illuminations--9782738125620-page-292?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Version non illustrée et légèrement adaptée d’un chapitre de l’ouvrage collectif, La Lumière au siècle des Lumières et aujourd’hui, (éd. J.-P. Changeux) Paris, Odile Jacob, 2005.
  • [2]
    Le doigt écliptique était une unité d’arc égale à la division en 12 du diamètre de l’astre occlus. Pour le Soleil dont le diamètre apparent est de 30 minutes, le doigt représentait donc 2,5 secondes d’arc.
  • [3]
    J.-P. Luminet, Le Rendez-vous de Vénus, 1999, op. cit.

Le siècle des Lumières fut celui des encyclopédistes. L’histoire a glorifié les noms de Diderot, d’Alembert, Rousseau, Voltaire. Mais qu’a-t-elle fait des Cassini, Clairaut, Delisle, Lalande, Euler, Laplace et tant d’autres ? De ces savants de renom, précurseurs dans l’élaboration d’une nouvelle astronomie détachée de la métaphysique et du credo religieux, le public sait peu de choses. Or l’astronomie moderne s’est façonnée à cette époque. Ces aventuriers du savoir ont eu pour seul dieu Newton, pour seule nation la république des sciences, pour seul but porter le flambeau de l’astronomie jusqu’au faîte du savoir. Le siècle s’y prêtait : il se déroula tout entier sous le choc des avancées que Newton, Halley et quelques autres savants accomplirent sur la nature de la gravitation et de la lumière, ainsi que sur les meilleurs moyens de la capter.
Isaac Newton (1642-1727) entra à l’Université de Cambridge en 1661 pour y étudier les mathématiques. La peste de Londres le contraignit à une retraite, durant laquelle il forgea ses premiers outils de calcul de mécanique. Quelques décennies auparavant, Kepler avait découvert les lois du mouvement planétaire et suggéré une force d’attraction de type magnétique émanant du Soleil ; Galilée avait publié un système du monde copernicien unifiant les lois de la physique céleste et terrestre.
René Descartes (1596-1650) avait ensuite proposé un modèle d’univers révolutionnaire, qui marquait définitivement la rupture avec la vision antique d’un monde clos géocentrique, au profit d’un espace infini empli d’un…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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