Chapitre 1. L’homme, destructeur ou producteur de diversité biologique ?
- Par Serge Bahuchet
Pages 27 à 62
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- Bahuchet, S.
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Notes
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[1]
Manuscrit 1411-1416, musée Condé de Chantilly.
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[2]
Une espèce clé (keystone species) contrôle l’environnement et ainsi détermine quelles autres espèces peuvent survivre en sa présence (O’Neill & Kahn, 2000).
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[3]
Mais on se demande aussi si l’effondrement de la civilisation globale peut (encore) être évité… (Ehrlich & Ehrlich, 2013).
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[4]
« Biodiversité » (biodiversity) apparaît en 1986 lors de la réunion à Washington d’un forum national organisé par l’Académie nationale des sciences américaine et la Smithsonian Institution. Cette abréviation de « diversité biologique » est alors forgée par le directeur du programme de biologie de l’Académie, W. G. Rosen (Wilson, 1988).
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[5]
Cf. la synthèse dans Current Anthropology, 2011, vol. 52 (suppl. 4). Pour les plantes cultivées, les références de base restent Haudricourt & Hédin, 1943 ; Harlan, 1987. Voir aussi Nabhan, 2009.
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[6]
Cf. Price & Bar-Yosef, 2011.
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[7]
Cette partie doit beaucoup aux réflexions menées avec mon ami Doyle McKey.
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[8]
Quercus ilex, suber, pyrenaica, canariensis, faginea.
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[9]
Pyrus bourgaeana.
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[10]
On retrouvera plus loin ces deux populations, dont on transcrit désormais les noms phonétiquement Masa et Musey.
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[11]
Saponaire, cow cockle, Saponaria officinalis ; séneçon, groundsel, Senecio vulgaris ; chénopode, wild arrach, Chenopodium vulvaria ; jusquiame, henban, Hyoscyamus niger ; épine-vinette, barberry, Berberis vulgaris ; millepertuis, St John’s wort, Hypericum perforatum.
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[12]
Anémone du Canada, Anemone canadensis ; wild ginger « gingembre sauvage », Asarum canadense ; spring cress « cresson de printemps », Cardamine bulbosa ; squirrel corn « maïs de l’écureuil », Dicentra canadensis ; Jack-in-the-pulpit, Arisaema triphyllum ; Virginia bluebells « jacinthe de Virginie », Mertensia virginiaca ; partridge berry « baies de la perdrix », Mitchella repens (Harstad, 1999).
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[13]
L’asimier : Asimina triloba ; l’ailanthe de Chine : Ailanthus altissima.
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[14]
Laiches, sedge, Carex spp. ; morelles, nightshade, Solanum spp.
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[15]
Dominguez-Bello & Blaser, 2011 ; le pou : Light et al., 2008 ; Kittler et al., 2003 ; Helicobacter pilori : Falush et al., 2003.
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[16]
Outre plusieurs sous-espèces de Solanum tuberosum (tuberosum, andigena), ont été reconnues S. stenotomum, S. chaucha (deux espèces ancêtres de S. tuberosum par hybridation avec d’autres espèces sauvages), S. ajanhuiri, phureja, curtilobum et juzepczukii (Spooner et al. 2007, Zimmerer 1998).
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[17]
Javelle, 2004 ; Javelle et al., 2010.
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[18]
Cf. Feld & Basso, 1996 ; Hirsch & O’Hanlon, 1995.
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[19]
Miller & Hobbs (2002) font remarquer que la conservation se concentre quasi exclusivement sur des zones avec une présence humaine inexistante ou très faible, alors même que les hot spots de biodiversité sont densément peuplés.
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[20]
« […] les espèces naturelles ne sont pas choisies parce que “bonnes à manger” mais parce que “bonnes à penser” », à propos des animaux insérés dans le système totémique (Lévi-Strauss, 1962, p. 132).
En traversant la France, je vois des champs, des prés, des vergers, des bois. S’il m’est facile de savoir que cet immense champ monocolore de blé, de maïs ou de colza est né entre les roues du tracteur par les efforts de son propriétaire, il faut plus d’observation pour remarquer, aux abords du champ, ces fleurs dont la plus fameuse est le coquelicot. Et une image vient à l’esprit : ce coquelicot, dans le tableau de Monet, n’est-il pas mêlé à l’avoine ? Cette plante, avec beaucoup d’autres plus discrètes, est favorisée par le retournement de la terre qu’opère le laboureur et par l’ensoleillement de la parcelle agricole ; elle s’est adaptée au rythme de l’agriculture, a coévolué, au moins physiologiquement, avec elle. Ces espèces sont ce que l’on nomme des messicoles (du latin messis « moisson »). Certaines de ces plantes, avant d’être pour nous des « mauvaises herbes » que détruisent les pesticides, étaient ramassées par nos ancêtres qui les mangeaient ; deux au moins (l’avoine et le seigle) ont même été sélectionnées et domestiquées, devenant ainsi de vraies céréales ! Quant au coquelicot, mon maître André Haudricourt nous expliquait lors des excursions ethnobotaniques qu’il s’est réfugié dans les fossés en bordure des champs, alors que le bleuet, lui, a disparu des champs et de leurs abords. En témoigne l’enluminure du mois de juillet des Très Riches Heures du duc de Berry. Les labours répétés chaque année depuis des générations ont modifié la composition floristique ; n’on…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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