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Chapitre 1. Les années de formation

Pages 19 à 67

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  • Drulhon, J.
(2011). Chapitre 1. Les années de formation. Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) : La vie d’un chimiste dans les allées de la Science et du Pouvoir (p. 19-67). Hermann. https://stm.cairn.info/jean-baptiste-dumas--9782705680695-page-19?lang=fr.

  • Drulhon, Jimmy.
« Chapitre 1. Les années de formation ». Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) La vie d’un chimiste dans les allées de la Science et du Pouvoir, Hermann, 2011. p.19-67. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/jean-baptiste-dumas--9782705680695-page-19?lang=fr.

  • DRULHON, Jimmy,
2011. Chapitre 1. Les années de formation. In : Jean-Baptiste Dumas (1800-1884) La vie d’un chimiste dans les allées de la Science et du Pouvoir. Paris : Hermann. Histoire des sciences, p.19-67. URL : https://stm.cairn.info/jean-baptiste-dumas--9782705680695-page-19?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Voir annexes, note n° 2.
  • [2]
    Mémorial des fêtes d’Alais, 1890.
  • [3]
    Signé par Henri IV, le 13 avril 1598, l’édit de Nantes, « perpétuel et irrévocable » accordait aux protestants l’entière liberté de conscience et leur permettait l’exercice du culte avec certaines restrictions. Cette tolérance exemplaire avait fini par créer une sorte d’ « État dans l’État » – source de troubles mais pas une menace pour l’unité nationale – qui entraîna l’hostilité des Parlements, celle de Richelieu qui abolit au passage quelques privilèges lors de la signature de la paix d’Alais (1629), puis le rejet total de Louis XIV qui révoqua l’édit en 1685 : ce sera l’origine des sanglantes dragonnades, des colonnes de galériens et d’un nouvel exode massif des huguenots vers les pays voisins : la Suisse, l’Allemagne, les Pays-Bas.
  • [4]
    Voir annexes, note n° 3.
  • [5]
    Archives départementales du Gard, 1 M 494.
  • [6]
    « Cet enfant sera grand devant le Seigneur… Que sera donc cet enfant ? Et la main du Seigneur était avec lui. » Luc, 15 et 66.
  • [7]
    J.-B. Dumas, Discours à l’Association polytechnique du 18 février 1866.
  • [8]
    Le Journal de Rome du 18 avril 1884.
  • [9]
    Pour le testament de Jean-Baptiste Dumas père, voir annexes, note n° 3 bis.
  • [10]
    Jean-Baptiste Dumas, à la suite de cet accident, eut à s’occuper de la succession de son frère et de la liquidation de son entreprise qui s’avéra redoutable, ayant mal apprécié la santé financière de l’établissement : son passif atteignait 224 000 francs [soit environ 880 000 €]. L’aide « financière et technique » de son beau-père, Alexandre Brongniart, lui permit de régler au mieux, crut-il, les conséquences de cette pénible affaire. En fait, cinq ans plus tard, il jugea bon de se justifier, lorsqu’il fit acte de candidature à l’Académie des sciences : la calomnie étant passée par là. Il accompagna, chose tout à fait inhabituelle, sa demande d’un feuillet imprimé où il tentait de se laver des accusations portées contre lui au sujet de la manière dont la succession de son frère avait été menée.
  • [11]
    Voir annexes, note n° 4.
  • [12]
    Voir annexes, note n° 5.
  • [13]
    Citation donnée, sans référence d’auteur, par Éric Brown, Des chimistes de A à Z, Paris, Ellipse, 2002, p. 97.
  • [14]
    Archives Académie des sciences, dossier Hombres-Firmas.
  • [15]
    Depuis 1795 et jusqu’en 1878, un écu désignait la pièce de cinq francs en argent, soit environ 18 €.
  • [16]
    Traduction : Celui qui travaille fait sa maison, cité par Jimmy Drulhon, in Louis Pasteur, Cinq années dans les Cévennes au pays de l’arbre d’or, p. 55. Une médaille d’aluminium fut gravée et offerte, le 24 juin 1854, à Jean-Baptiste Dumas par Henri Sainte-Claire Deville : elle portait la devise patoisante sur une face et sur l’autre : « À mon illustre maître ».
  • [17]
    La grande linguiste Henriette Walter donne des informations éclairantes sur les rapports que les Français entretenaient autrefois avec la langue « officielle ». Pour fixer les idées, elle rappelle les résultats d’une enquête menée par l’abbé Grégoire pendant la Révolution : « 6 millions au moins de Français, surtout dans les campagnes, ignorent la langue nationale ; 6 autres millions ne sont pas capables de soutenir une conversation suivie dans cette langue et le nombre de ceux qui la parlent purement n’excède pas 3 millions. » (Henriette Walter, Le français dans tous les sens, Robert Laffont, 1988).
  • [18]
    Mona Ozouf, Composition française, Gallimard, 2009, p. 226.
  • [19]
    Bilingue ? Dumas l’est probablement. Le 27 octobre 1866, il reçut encore du félibre Louis Roumieux, d’Avignon, un reçu de 11,30 francs [environ 40 €] pour sa cotisation de mainteneur du Félibrige. Tout porte à croire que s’il ne pratiquait plus la langue de sa mère, il la lisait de temps à autre dans ses loisirs ; le reçu, rédigé en provençal, était accompagné d’une belle lettre versifiée de deux pages, entièrement rédigée dans la langue de Mistral ; nous ne donnerons que les deux premières strophes : « Moussu, ver vost Alais vénès, la mino fiero, // Coumo l’éfan qu’a fa fourtuno, Ver sa mèro ; // Ses l’eïna de l’oustaou qu’arrivo è qu’amistoùs // Ris dé sé vërre aou miè dé sous fréros créntoùs, // Lous sonv’en lus moustran las caousos qué lus porto // Lous atiro è lous prén sus sa peïtrino forto…
    « Quan sémblavias aoun foun dé l’estudié pérdu // E qué tout émb’un co, d’énté sias rescoundu // Sus la Franco én risén, fasias, coumo uno éstéto // Lusi no déscouèrto, uno ideïo nouvèlo, // E qué lou mounde éntié vous cridavo : ‘merci !’ // Atendri préstavias l’aoureïo ver aïui // E la pichoto vouès de vost’Alais vous éro // La pu poulido floù d’aquél bouqué dé glouère. »
    Vers la fin de ses jours, le 28 décembre 1882, le secrétaire trésorier du Felibrige, accusait toujours réception de sa cotisation de 11,30 francs.
  • [20]
    L’Opinion du Midi, numéro du vendredi 9 novembre 1866.
  • [21]
    Noms latins des villes de Nîmes et d’Arles.
  • [22]
    Voir annexes, note n° 6.
  • [23]
    Lettre du proviseur Roux qui était aussi professeur de physique à J.-B. Dumas, du 5 octobre 1846. Archives Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 16.
  • [24]
    Voir annexes, note n° 7.
  • [25]
    Jacques André Noé Talon naquit à Alès le 25 décembre 1802. Après des débuts dans la confiserie, il devint, sous le nom de Philippe, l’un des meilleurs prestidigitateurs de son temps. Il excellait dans deux tours qu’il avait achetés à des magiciens chinois : les anneaux chinois et les bocaux de poissons apparaissant sous un foulard. Il les présentait affublé d’une robe longue et du chapeau pointu des magiciens. Après une grande tournée, il s’installa à Paris en 1841. Remarqué par un impresario autrichien, il se produisit avec succès à Vienne où il gagna suffisamment d’argent pour acheter, à son retour à Paris, un théâtre situé au premier étage du Bazar Bonne-Nouvelle. Il le baptisa « le Palais des Prestiges ». En 1845, il refit ses malles et entama une tournée triomphale à travers l’Europe et même l’Asie. Est-ce au cours de l’une de ses tournées asiatiques qu’il décéda, le 27 juin 1878, à Boukhara, dans le Turkestan ? Jean de Merry & André Ciocca, Dictionnaire de la prestidigitation, Paris, Éd. Georges Proust, 2006.
  • [26]
    L’abbé Louis Taisson, selon Marcel Bruyère, après avoir été précepteur des enfants de la famille Monstesquiou, puis chargé de l’éducation du prince Alexandre de Lobanof, à Saint-Pétersbourg, fut le second chapelain de la maison impériale de Saint-Denis. De retour dans sa région, devenu curé de la cathédrale d’Alès, il acquit plus tard en 1818, une partie du potager de l’évêché afin d’y faire construire une école privée dont il confia la mission d’enseignement aux Frères des Écoles chrétiennes. Ce type d’établissement naissait un peu partout dans les petites villes provinciales, participant au vaste mouvement de l’Église catholique en lutte contre l’implantation des « écoles sans Dieu ».
  • [27]
    Cette plaque, vue par le général Dumas dans les années 1920, a sans doute été enlevée lors du déménagement de la bibliothèque municipale. Elle demeure introuvable à ce jour, ainsi que le buste qu’elle surmontait.
  • [28]
    Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 1864, p. 448.
  • [29]
    Académie des sciences, legs Dumas, carton n° 25.
  • [30]
    Par ordonnance royale prise en 1786 le maréchal Charles Eugène Gabriel de La Croix de Castries, ministre de la Marine et Louis François de Beausset, évêque d’Alès, instituèrent un Collège naval qui ferma très rapidement pendant la tourmente révolutionnaire, en 1791. L’abbé Louis Taisson, que nous avons vu généreux donateur de la bibliothèque municipale, fut un moment principal de cette institution. Il eut le temps dit-on, de former cent quarante-cinq élèves qu’une devise galvanisait : « Naviguez sur les mers et les océans pour comprendre le présent. Construisez l’avenir et préservez la terre, au-delà des Cévennes. » (Exposition Le Collège Royal Naval d’Alais, médiathèque, avril 2006).
  • [31]
    Armand Gautier, Discours, p. 40. Notons cette expression anachronique. Elle ne pouvait s’appliquer à Dumas dans les années 1810-1815. Le chevalier de Borda, mathématicien et navigateur, participa avec Méchain et Delambre aux opérations de la mesure du méridien dont les calculs sont à la base du système métrique. Pour procéder aux relevés, il inventa un instrument, cercle répétiteur, qui porte son nom. À partir de 1840, un navire instructeur de la Marine nationale fut baptisé Le Borda. C’est plutôt de cette époque que date l’expression utilisée par Armand Gautier.
  • [32]
    J.-B. Dumas, conclusion de son discours de Clermont-Ferrand.
  • [33]
    « Manufacturier, il [Chaptal] enrichissait la France de procédés éminemment utiles ; négociant, il imposait les produits de notre sol aux nations étrangères ; professeur, il était cité comme un modèle de clarté et d’élégance… C’était à Montpellier, près de sa ville natale, qu’il préludait ainsi à la destinée que le sort lui réservait. » (Thenard, Discours prononcé aux funérailles de Chaptal, Bibliothèque de l’Institut, legs Huzard, supplément de 1832, vol. iii, pièce 22).
  • [34]
    Joseph Bertrand, Discours prononcé à son entrée à l’Académie française, le 10 décembre 1885.
  • [35]
    Jean-Baptiste Dumas garda toujours pour Alès une grande affection qu’il manifesta bien souvent avec générosité. En 1869, entre autres choses par exemple, il participa très largement au financement d’une nouvelle maison d’asile – sorte d’école maternelle – pour les enfants des ouvriers dans le faubourg de Rochebelle. Académie des sciences, legs Dumas, carton n° 25. Voir aussi annexes, note n° 8.
  • [36]
    Candolle, Souvenirs, p. 320.
  • [37]
    Voir annexes, note n° 9.
  • [38]
    Denis Roche, p. 528.
  • [39]
    Voir annexes, note n° 10.
  • [40]
    La pharmacie Le Royer et Tingry, aujourd’hui disparue, était située au n° 49 de la rue basse des Allemands. Par un arrêté du Conseil d’état de Genève pris le 13 juin 1827, elle devint rue des Allemands- dessous. Puis, débaptisée à la suite d’un fort mouvement germanophobe pendant la guerre de 1914-1918, elle prit le nom de rue de la Confédération. Lors de la nouvelle numérotation, elle occupa le n° 11 de cette rue très active. Recueil authentique des lois et actes du Gouvernement de la République et Canton de Genève, 1828, p. 87 et Jean-Paul Galland, Dictionnaire des rues de Genève, 1892.
  • [41]
    Charles Galissard de Marignac (1817-1894), un moment élève de J.-B. Dumas à Paris, fut professeur de chimie à l’université de Genève ; il deviendra un chimiste de renom.
  • [42]
    Jacques-Antoine Le Royer (1765-1826), Augustin Le Royer (1793-1863). J.B.G. Galiffe, Notices généalogiques sur les familles genevoises, Genève, J. Jullien, 1892, t. 6.
  • [43]
    Marguerite Soret, madame Le Royer mère, mourut en 1848.
  • [44]
    Tribune de Genève, numéro de septembre 1928, article signé H.S.
  • [45]
    Pierre Tingry (1743-1821).
  • [46]
    Tribune de Genève, 13 août 1892.
  • [47]
    Archives d’État de Genève, coupures de presse, vol. Ti-Toq.
  • [48]
    F.-C. Ducommun, La pharmacie à Genève. Aperçu historique 1780-1980, S.l., (1985).
  • [49]
    Lettre du 6 juillet 1821. M.-A. Pictet, Correspondance, science et techniques, Genève, Éditions Slatkine, 2004, T. iv, p. 334.
  • [50]
    Candolle et Jacques Bérard, celui qui l’avait poussé à aller à Genève, s’étaient connus à la Société d’Arcueil dirigée par Laplace et le chimiste Claude Louis Berthollet. Ce dernier possédait depuis le début du xixe siècle une vaste demeure dans les environs de Paris, à Arcueil justement. Laplace s’y était aussi installé peu après. Et, dans les résidences s’organisaient des réunions à caractère scientifique, constituant une sorte d’annexe de l’Académie des sciences.
  • [51]
    Voir annexes, note n° 11.
  • [52]
    Général Dumas, p. 19.
  • [53]
    J.-B. Dumas, Éloge historique d’Arthur-Auguste de La Rive, 1874, p. 5.
  • [54]
    Lettre à son père, du 8 novembre 1818.
  • [55]
    Bulletin de la Société d’encouragement, 1869, p. 120.
  • [56]
    Lettre à son père, hiver 1817-1818, citée par le Journal de Genève du 6 janvier 1913.
  • [57]
    Pierre Larousse écrit dans son Dictionnaire que Coindet fut « le premier qui fit connaître l’action thérapeutique de l’iode dans le traitement du goitre (1820), découverte qui lui valut, en 1832, un prix [Montyon] de 3 000 fr. [soit environ 11 000 €] de l’Académie des sciences de Paris. » Dans cette affaire, déclara Joseph Bertrand dans son discours de réception à l’Académie française où il succédait à Dumas et en faisait l’éloge : « L’honneur fut pour Coindet, pour Le Royer le profit ; pour Dumas, dont la joie ne fut pas la moindre, le droit, désormais bien acquis, de compter sur ses propres forces. »
  • [58]
    Voir annexes, note n° 12.
  • [59]
    Mémoire rédigé avec Augustin Le Royer, Essai sur les combinaisons de l’iode susceptibles d’être employées en médecine, Berne, Fr. Meisner, Naturwissenschaftlicher Anzeiger, 1819. Ensemble, l’année suivante, ils publièrent : Recherches pharmaceutiques sur le nouveau remède contre le goitre découvert par M. le Dr Coindet, idem, ibidem, 1820. Très curieusement, ce mémoire fut oublié par Jean-Baptiste Dumas dans la notice de ses travaux scientifiques qui accompagnait sa demande de candidature à l’Académie des sciences.
  • [60]
    Archives Académie des sciences, legs Dumas, carton n°3, dossier : manuscrits précieux.
  • [61]
    Ce qui est faux puisque nous trouvons dans les Mémoires de la Société d’Histoire naturelle de Genève un texte présenté par Dumas et Guillemin intitulé Observations sur l’hybridité des plantes en général et particulièrement sur celle de quelques gentianes alpines, 1820, t.1, p. 79. Ce texte de 14 pages est accompagné d’une belle planche gravée sur cuivre par Jean-Baptiste lui même et finement rehaussée à l’aquarelle.
  • [62]
    Jean-Louis Prévost (1790-1850).
  • [63]
    En fait, le principe actif de la digitale ne sera mis en évidence qu’en 1869 par le pharmacien Nativelle.
  • [64]
    Lettre à son père, du 3 novembre 1819.
  • [65]
    Les trois mémoires qui portent le même titre : Examen du sang et de son action dans les divers phénomènes de la vie, ont été publiés dans les Annales de physique et de chimie ; le premier parut en 1821 (t. 18, p. 280 à 296) ; le second et le troisième qui portent la mention second mémoire parurent en 1823 (t. 23, p. 50 à 68 et p. 90 à 104). Jean-Louis Prévost se présentait comme « élève en pharmacie » et Jean-Baptiste Dumas comme « membre de la Société de Physique et d’Histoire naturelle de Genève ».
  • [66]
    Gabriel Richet, Les binéphrectomies expérimentales : premier exemple d’une pathologie humorale, in : Société de néphrologie, d’hier et d’aujourd’hui, s.d.
  • [67]
    Le fonds Dumas, aux Archives de l’Académie des sciences, possède un carnet de laboratoire sur lequel le jeune Jean-Baptiste avait noté ses expériences ainsi que les prélèvements faits sur des animaux. Les cobayes sont plus ou moins inattendus : hérisson, cheval, bouc, canard, lapin, chat, cochon d’Inde, coq, fouine mâle, moineau mâle, renard, anguille, hélix, couleuvre, chouette, grenouille, souris blanche, linotte, bruant, vipère, ânons, chamois, pigeon, lézard, salamandre, singe, cochon, etc. Les prélèvements étaient faits sur les reins, dans le sang, les vésicules séminales, l’estomac, la vessie, la prostate, l’urètre, le testicule, etc.
  • [68]
    A.W. Hofmann, p. 12.
  • [69]
    Julien Le Gallois (1774-1814) publia deux mémoires sur le sujet : Le sang est-il identique dans tous les vaisseaux qu’il parcourt ? (1801) et Expériences sur le principe de vie, notamment sur celui des mouvements du cœur (1812).
  • [70]
    J.-L. Prévost & Dumas, Premier mémoire.
  • [71]
    Essai sur les animalcules spermatiques de divers animaux, publié avec Jean-Louis Prévost dans les Mémoires de la Société de physique et d’Histoire naturelle de Genève, 1821, t.1, première partie, p. 180 à 207 ; texte accompagné de 2 planches dessinées par Dumas. Le mémoire sera repris et complété plus tard sous le titre Nouvelle théorie de la génération et publié par chapitres dans les trois premiers volumes des Annales des sciences naturelles (année 1828) dont Dumas assura la publication avec Adolphe Brongniart et Victor Audouin.
  • [72]
    Général Dumas, p. 35.
  • [73]
    Médaille d’argent à l’effigie de J.-B. Dumas portant cette inscription : À J.-B. Dumas, ses confrères, ses élèves, ses amis, ses admirateurs 1832-1882.
  • [74]
    Marcel Chaigneau, p. 35-36.
  • [75]
    A.W. Hofmann, p. 9.
  • [76]
    Le 21 juillet 1820, Œrsted avait communiqué à l’Europe savante un petit écrit de quatre pages en latin. Une traduction française parut presque aussitôt dans les Annales de chimie et de physique, sous le titre : Expériences sur l’effet du conflit électrique sur l’aiguille aimantée… Pour cette publication, Arago l’accompagna d’une note dans laquelle il rappela les expériences de vérification faites devant lui à Genève par Gaspar de la Rive en présence du jeune Dumas, l’un des rares témoins de cette démonstration capitale.
  • [77]
    Philosophie chimique, p. 379.
  • [78]
    Dans une lettre à J.-B. Dumas, le 30 juin 1864, le savant genevois s’expliquait sur une vieille ambiguïté le concernant : « J’ai des regrets de m’être présenté à vous comme mathématicien. Le fait est que je ne sais de mathématiques que ce que tout physicien doit savoir dans l’état actuel de la science. Il n’est promis qu’à un Faraday d’en savoir moins. » Archives Académie des sciences, dossier de la Rive.
  • [79]
    Alexandre von Humboldt (1769-1859).
  • [80]
    Hofmann fait erreur, il s’agit des Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève
  • [81]
    Lettre à son père, du 3 novembre 1819.
  • [82]
    Archives d’État de la République et canton de Genève, Registres des Étrangers et Chambre des Étrangers, de 1816 à 1822, Ea1 f°.96 ; Dd4 f°.261 ; C2 ff° 45-46.
  • [83]
    Suivant les auteurs, la date de son arrivée à Paris varie : Wurtz dit 1821, Hofmann 1823. Quittant Genève le 4 mars 1822, en comptant large, il lui fallut une bonne semaine pour atteindre Paris. Pas plus, car pour ce voyage, il avait à présent l’argent nécessaire pour payer une place dans la diligence régulière. Donc, il arriva à Paris vers le 15 mars 1822. Ajoutons qu’un document inédit trouvé dans le legs Dumas aux Archives de l’Académie des sciences, carton n° 3, nous rend bien perplexe. Dans une chemise intitulée Résection des reins, on trouve une série de fiches autographes de Jean-Baptiste Dumas sur diverses expériences : 3 fiches Extirpation des reins, portent les indications : Paris et 1819, 16 avril, midi ; 2 fiches du 26 avril, 2 fiches du 6 mai, 2 fiches du 15 mai, toujours localisées à Paris ; enfin 4 autres fiches de Genève, août, septembre et octobre. Que faut-il en déduire ? Qu’il était à Paris en 1819 ? Sûrement pas, car il signait encore, en 1820 et 1821, le registre des étrangers à Genève. Nous pensons qu’il s’agit plutôt d’observations que Jean-Louis Prévost avait faites à Paris lors de l’un de ses séjours et qu’il aurait transmises à Jean-Baptiste Dumas à son retour à Genève.
  • [84]
    Lettre du 1er mars 1822. M.-A. Pictet, Correspondance, science et techniques, Genève, Éditions Slatkine, 1998, T. ii, p. 121.
  • [85]
    Claude Bernard, Rapport sur les progrès et la marche de la physiologie générale en France, Paris, 1867. À l’approche de la « colossale » Exposition universelle de Paris, 1867, le gouvernement impérial publia une série de rapports sur les progrès réalisés dans tous les domaines de la science depuis l’exposition précédente de 1855. Claude Bernard fut chargé de rédiger celui consacré à la physiologie.
  • [86]
    En fait, la réputation de Jean-Baptiste Dumas, dans le domaine de la physiologie animale, resta bien établie longtemps après son arrivée à Paris, en dépit d’importants travaux en chimie organique. En effet, en 1857, Henri Milne-Edwards, à la veille de publier le premier des treize volumes de ses Leçons sur la physiologie et l’anatomie comparée de l’homme et des animaux sollicita son avis. Il lui demanda de parcourir les premières pages de son ouvrage « et de feuilleter les généralités sur le sang ou sur la respiration ». Lettre du 11 janvier 1857, Archives de l’Académie des sciences, dossier Edwards.
  • [87]
    Il s’agit, bien entendu, d’Aix-les-Bains où Dumas allait quelquefois faire une cure pour soigner une douleur au bras. (Auguste de la Rive, fils de son ancien professeur de chimie à Genève, dans sa lettre du 31 août 1840 lui proposa de venir se rétablir chez lui : « un séjour paisible à la campagne vous sera nécessaire après votre cure d’Aix, et vous devez à votre santé autant qu’à vos amis de Genève, de faire ce séjour chez nous. ») Dumas profitait aussi de sa cure pour étudier, à l’aide d’un microscope, les sels qui se formaient sur les murs ou les rideaux des thermes. La proximité relative de la station thermale avec Genève expliquerait que Dumas puisse faire un détour avant de rentrer à Paris.
  • [88]
    Pour notre part, nous n’avons pu mettre la main sur un numéro de cette revue, ni en France ni en Suisse ; de plus elle n’est mentionnée ni par Hatin ni par Fritz Blaser, Bibliographie der Schweizer Presse, Basel, 1956-1958, 2 volumes.
  • [89]
    Voir annexes, n° 13.
  • [90]
    Dumas garda toujours un réel attachement pour l’illustre astronome ; comme en une sorte de témoignage de reconnaissance, il surveilla l’impression de la nouvelle édition de ses Œuvres complètes (1878).
  • [91]
    Louis de Launay, p. 141.
  • [92]
    Soit environ 22 000 et 150 000 €. Voir le contrat de mariage des époux Dumas, annexes, note n° 13 bis.
  • [93]
    Lettre du 2 mars 1822. M.-A. Pictet, Correspondance, science et techniques, Genève, Éditions Slatkine, 1998, T. ii, p. 251.
  • [94]
    La bibliothèque de l’Institut conserve le billet de faire-part envoyé à Jean-Baptiste Huzard, rue de l’Éperon à Paris : « Monsieur [Alexandre] Brongniart, Membre de l’Académie des Sciences, et Madame Brongniart, ont l’honneur de vous faire part du Mariage de Mademoiselle Herminie Brongniart, leur fille, avec Monsieur Jean Dumas, Professeur de Chimie. » Legs Huzard, HR5*64, pièces détachées, n° 37.
  • [95]
    Archives de la Ville de Paris, Réf. 5Mil 2045.
  • [96]
    « … Les bourgeois d’alors se faisaient de la société une idée un peu hindoue, et la considéraient comme composée de castes fermées où chacun, dès sa naissance, se trouvait placé dans le rang qu’occupaient ses parents, et d’où rien, à moins des hasards d’une carrière exceptionnelle ou d’un mariage inespéré, ne pouvait vous tirer pour vous faire pénétrer dans une caste supérieure. » Marcel Proust, La recherche du temps perdu, t. 1, p. 16 (édition de La Pléiade).
  • [97]
    Le Gaulois du 12 avril 1844.
  • [98]
    Hervé Mangon, plus tard Hervé-Mangon, était ingénieur des ponts et chaussées et membre de l’Institut.

Tout commença à Alès, ou plutôt à Alais, et dans ses environs :
« [Terre] pleine de charme, de beauté et de poésie, éden enchanteur, fermé d’un côté par les crêtes dentelées des vertes Cévennes, et, de l’autre, par la ceinture d’argent des Gardons, au sein desquels elle se mire dans une onde toujours pure. »
La grande famille Dumas, de vieille souche cévenole, éclata en deux clans bien distincts lors de la révocation de l’Édit de Nantes : la branche protestante émigra pour échapper au massacre, à l’envoi aux galères ou à la conversion forcée ; l’autre branche, la catholique, d’extraction plus humble, resta dans la capitale cévenole. L’affrontement entre les partisans des deux religions était encore vivace en ce début du xixe siècle : les haines séculaires des adultes se transmettaient à leurs enfants qui, à leur tour, réglaient à coup de fronde des comptes dont ils ne connaissaient plus l’origine et en avaient oublié le sens. Le général Dumas a vu sur la tête de son grand-père la marque laissée par un des cailloux pris dans le lit du Gardon qu’un garnement de son âge lui avait envoyé pendant une bagarre.
À cette époque et dans cette région, le fait est d’importance et mérite d’être souligné, la vie des catholiques cévenols était marquée par une austérité ambiante, calquée sur celle de leurs voisins protestants : ils subissaient, malgré eux, la puissante influence du monde réformé ajoutée à quelque chose qui demeurait des mœurs de l’antiquité. Certes, ils ne fréquentaient pas les mêmes lieux de culte, mais ils se côtoyaient dans la vie de chaque jour…


Date de mise en ligne : 03/10/2024

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